• Mamu minu-tutamutau (bien faire ensemble)

      Lachapelle, Louise; Puana, Shan dak (Éditions Nota beneÉthique publique, 2013-02-04)
      Prenant appui sur une récente expérience dans le cadre d’une alliance de recherche universités-communautés (ARUC) impliquant quelques communautés innues du Québec, cet article aborde certains des enjeux propres à une éthique collaborative. La relation de recherche entre autochtones et allochtones demeure profondément marquée par l’histoire et par la tradition scientifique occidentale. Dans un contexte ou plusieurs communautés et organisations autochtones élaborent des protocoles et lignes directrices portant sur l’éthique et les pratiques de recherche, et ou les chercheurs se tournent vers des approches qui se veulent plus inclusives et des méthodologies davantage participatives, cette réflexion vise a mettre en évidence le pouvoir critique de la collaboration, les obstacles et les limites sur lesquels elle se heurte actuellement, et aussi son potentiel de transformation, voire de guérison individuelle et collective.
    • Management et reconnaissance

      Aktouf, Omar (Éditions Nota beneÉthique publique, 2016-11-26)
      S’interrogeant à propos d’une des toutes récentes « modes » de mobilisation des « ressources humaines » en management, celle dite du « management par la reconnaissance », l’auteur tente de montrer comment bien des contradictions interdisent encore l’accès à une véritable et authentique implication de l’employé dans ce qu’il fait pour son entreprise. L’une de ces contradictions, et non des moindres, réside dans ce qu’il présente comme une incompatibilité originelle entre les visées traditionnelles du business management et toute idée d’éthique.
    • Marché de la prostitution à Genève : entre autorégulation, pragmatisme et risque d’émergence d’entreprises criminelles

      Sardi, Massimo; Froidevaux, Didier (Éditions Nota beneÉthique publique, 2016-09-06)
      Les États européens pratiquent des politiques très diverses en matière de prostitution, allant de la légalisation à la prohibition. Le canton de Genève pratique un modèle de régulation intéressant. L’objectif ici est de le présenter, d’abord en donnant quelques indications sur l’état du marché de la prostitution et du sexe, puis en rappelant les éléments contextuels juridiques et enfin, en illustrant les facteurs de risques liés à l’approvisionnement, au fonctionnement et aux transformations de ce marché. À la lumière de la situation genevoise, la dernière partie reprend la discussion autour de la légalisation et de la répression, en mettant l’accent sur la nécessité de rendre plus visibles les phénomènes de traite et de trafic des êtres humains dans le but d’apporter une réponse (plus) adéquate. Les auteurs penchent en faveur d’une régulation pragmatique qui prend en compte la diversité des situations des personnes actives sur le marché de la prostitution et du sexe.
    • Marchés publics et grands projets d’infrastructure : comment gérer les risques éthiques ?

      Beaudoin, Félix Aubé; Bégin, Luc; Bishop, Me Brigitte; Boisvert, Yves; Boudreau, Marie-Claude; César, Jean Oda; Charbonneau, Étienne; Gauthier, Chany; Jacob, Steve; Jobidon, Nicholas (Éditions Nota beneÉthique publique, 2021-06-19)
    • Marchés publics, libre-échange et clause éthique. À propos d’une initiative belge

      Gosseries, Axel (Éditions Nota beneÉthique publique, 2016-09-13)
      L’article évalue une proposition belge de « clause éthique » dans les marchés publics. Selon l’objectif premier du libre échange (souveraineté des consommateurs ou amélioration du sort des plus défavorisés), le protectionnisme en matière de marchés publics sera ou non justifiable. C’est le second point de vue qui est adopté. Trois questions sont alors traitées. D’abord, ne faudrait-il pas qu’une « clause » éthique aille au delà des trois seuls problèmes que sont le crime contre l’humanité, l’esclavage et les pires formes de travail des enfants ? Bien que d’autres objectifs soient clairement légitimes, l’auteur montre pourquoi leur poursuite via les marchés publics est problématique. Ensuite, la proposition est ambiguë quant à savoir si ce sont d’abord les États ou les entreprises qui sont visés. Le recours à la notion de complicité apparaît à cet égard insuffisant sur le plan éthique. Enfin, l’auteur montre combien les contraintes liées au régime juridique des zones de libre échange ne permettent pas aux États de donner à de telles clauses éthiques une forme juridique appropriée. Des réformes sont donc nécessaires.
    • Médias et monopole du pouvoir

      Auger, Michel C. (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-12-28)
      Cet article aborde notamment la question de la concentration des médias et de certains problèmes d’éthique gouvernementale. Il souligne que la tradition de journalisme d’enquête qu’ont les médias canadiens a permis d’apporter un plus grand intérêt aux mécanismes de contrôle qui garantissent l’efficacité des dépenses gouvernementales ou l’éthique des élus. Selon l’auteur, les médias auraient également aidé à renforcer et élargir la mission de certaines de ces institutions, comme le commissaire à l’éthique ou le vérificateur général.
    • Médicaments et médecines traditionnelles. Le cas d’interventions en santé internationale auprès des autochtones de l’Amazonie brésilienne

      Laplante, Julie (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-09-12)
      Le respect des médecines traditionnelles est un objectif de l’Organisation mondiale de la santé depuis 1978. Ces médecines ne sont pourtant encore aujourd’hui que peu connues, d’où la nécessité de repenser certains principes éthiques en rapport avec la reconnaissance de leur efficacité, leur développement et leur renouvellement. Une ethnographie multi-site d’un projet de Médecins sans frontières auprès des Madija-Kulina de l’Amazonie brésilienne autochtone permet de comprendre certains enjeux éthiques issus de l’interface entre biomédecines et médecines traditionnelles autochtones. L’article s’attarde tout particulièrement aux savoirs et pratiques entourant les remèdes traditionnels au moment où l’on cherche à introduire les médicaments pharmaceutiques en ces mêmes lieux. C’est ensuite à l’aide d’une anthropologie du médicament, des essais cliniques et des critères d’efficacité de ceux-ci qu’on propose des pistes pour une meilleure reconnaissance de la médecine traditionnelle par les organisations de santé internationale.
    • Médicaments et prison

      Lécu, Anne (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-10-13)
      Il est intéressant de mener une réflexion sur les médicaments en prison à partir de l’étude du vocabulaire qui les entoure. Ce travail mène à constater qu’il évoque le respect de la loi et la contrainte qui y est attachée. La prescription, synonyme de règle dans le domaine religieux puis médical, renvoie à la question du pouvoir médical. On demande au médecin de prescrire des antidotes à la souffrance carcérale, mais est-ce bien là son rôle ? La délivrance, c’est avant tout la libération, la mise au monde. Mais qu’en est-il d’une délivrance sans libération ? Peut-on être autonome dans la prise d’un traitement si l’on n’est pas libre ? L’observance renvoie ici au contrôle. Dans ces conditions, le médicament en milieu fermé ne devient-il pas une sorte de monnaie d’échange ? Comment faire pour s’assurer que l’usage des prescriptions ne soit pas (trop) détourné tout en préservant la confiance sans jugement que les personnes incarcérées attendent des soignants ? D’où cette ultime question : est-il possible de soigner en prison ?
    • Méditations sur l’éducation citoyenne

      Deslauriers, Vincent (Éditions Nota beneÉthique publique, 2012-10-30)
      Écrire est l’art qui donne à la politique de la substance. Nous sommes responsa­bles de nos écrits. Les lettres d’Olivier Verreault-Lefebvre et de Pierre-Louis Gosselin-Lavoie m’ont amené à réfléchir avec eux sur le sens des responsabilités, les relations de confiance et, au fondement de tout, sur l’éducation. L’école québécoise devrait offrir une éducation à l’exercice de la citoyenneté pour créer une société consciente, ouverte, cohé­rente, plus active et prête à mieux répartir les pouvoirs et la prise de décision collective.
    • Mémoire, identité, altérité : contribution de la narration à une éthique de la réconciliation

      Rondeau, Dany (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-10-13)
      Cet article porte sur la narration comme condition d’une éthique de réconciliation nationale dans les pays en situation de post-conflit, notamment dans le contexte du génocide rwandais. Par sa fonction de donation de sens, de reconstruction identitaire et de constitution d’une mémoire individuelle et collective, la narration donne lieu à une éthique narrative. C’est dans cette perspective que la narration est analysée à partir des trois dimensions temporelles – passé, présent, avenir – qui ensemble reconstruisent l’unité, la continuité et la cohérence de l’existence humaine, mises à mal par la tragédie du génocide.
    • Montesquieu dans les rues de Montréal

      Guay, Jean-Herman (Éditions Nota beneÉthique publique, 2011-03-14)
      Les scandales constituent des signaux forts pour le système politique. Ils alertent les acteurs parce qu’ils traversent le périmètre habituel de la décision. Pour y répondre, l’approche politique consiste le plus souvent à accroître le nombre ou le poids des contrepouvoirs, à l’interne comme à l’externe. Basée sur la philosophie libérale, en particulier celle de Montesquieu, cette réponse met l’accent sur les relations entre les agents, valorisant la concurrence entre eux plus que leur accord sur une conduite posée comme éthiquement valable. L'auteur du texte reprend cet argumentaire en posant que ce ne sont pas les individus qui sont en cause mais bien la nature des interactions.
    • Morale et politique : une rivalité à dépasser

      Guay, Jean-Herman (Éditions Nota beneÉthique publique, 2017-01-17)
      Platon disait que ce qu’il en coûte aux gens de ne pas s’occuper de politique, c’est d’être gouvernés par des gens pires qu’eux-mêmes. La classe politique semble aujourd’hui condamnée sans appel. De telles condamnations ignorent la nature même de l’action collective qui est toujours bâtie sur le compromis, surtout dans le cadre d’organisations démocratiques, ouvertes et plurielles. L’exigence d’une correspondance terme à terme entre ce qu’on croit en tant qu’individu et ce que les organisations auxquelles on appartient proposent repose sur un mythe, celui de pouvoir modeler la vie associative comme on règle sa vie privée.
    • Morale publique, lien social, lien religieux

      Larouche, Jean-Marc (Éditions Nota beneÉthique publique, 2016-11-26)
      Les récents débats sur la place de la religion à l’école et sur l’affaire des orphelins de Duplessis convoquent à débattre de la religion dans l’espace public. C’est à ce débat que cet article contribue, non pas en l’abordant de front, mais en passant par les discussions sur la philosophie morale, politique et sociale contemporaine. Les auteurs examinent d’abord le statut accordé à la religion dans les approches libérales et communautariennes de la morale publique ; puis, ils s’intéressent à un thème emblématique de la constitution du lien civil, celui de la reconnaissance, en comparant les approches de C. Taylor, J. Habermas et J.-M. Ferry ; enfin, suivant ce dernier, ils proposent une relecture du lien religieux et de son articulation à la morale publique.
    • Mutation de référentiel et déficit démocratique. À propos du déséquilibre fiscal municipal

      Divay, Gérard (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-09-09)
      En ce début de siècle, le succès politique de la notion de déséquilibre fiscal au Québec a inspiré aux municipalités une ligne médiatique de revendication. À l’instar des provinces, elles aussi s’estiment victimes d’un déséquilibre fiscal qui les empêche de répondre adéquatement aux besoins essentiels de leurs citoyens. Or, le débat sur le déséquilibre fiscal municipal n’est pas seulement comptable et fiscal et vaut la peine d’être analysé. Dans ce texte, on tente donc de décoder, dans les débats qui entourent le bien-fondé́ du déséquilibre fiscal, d’éventuelles mutations dans la façon de penser la division du travail étatique, aussi bien entre ordres de gouvernement qu’entre ces ordres et les citoyens pris individuellement ou réunis en associations diverses.
    • Noir Canada. Une recherche socialement responsable

      Larouche, Jean-Marc; Voisard, Anne-Marie (Éditions Nota beneÉthique publique, 2011-05-13)
      Parmi les responsabilités qui incombent au chercheur en sciences sociales, il en est une qui relève de son rôle dans la Cité : celle de contribuer, par la qualité de son apport scientifique, à éclairer ses concitoyens sur des enjeux collectifs, dans une quête du bien commun et des valeurs qui lui sont associées, notamment la protection de la vie et de la dignité humaine. L’engagement du chercheur à faire progresser la connaissance a pour corollaire le devoir exigeant d’alerter l’opinion publi...
    • Nouvelles formes de la démocratie

      Béland, Claude; Bertrand, Anne; Bherer, Laurence; Blattberg, Charles; Charbonneau, Jean-Pierre; Cliche, Paul; Couvrat, Christine; Duchastel, Jules; Dufour, Pascale; Duhamel, André; et al. (Éditions Nota bene, 2015-09-18)
    • Numéro lauréat du Prix de recherche 2017 décerné par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP)

      Éditions Nota beneÉthique publique, 2021-07-16
      Ce numéro de la revue Éthique publique a remporté le Prix de recherche 2017 décerné par la HATVP (France). Ce prix, dont il s’agissait de la première édition, a été créé dans le but de promouvoir la production et l’échange de savoirs sur des sujets majeurs pour la vie des institutions. La remise du prix a eu lieu le 13 décembre 2017, à Paris, en présence du jury et des membres et agents de la HATVP : https://www.hatvp.fr/presse/remise-prix-de-recherche/
    • Par-delà le scandale ! Comprendre les vulnérabilités organisationnelles à la base des crises et trouver des stratégies pour mieux gérer les risques éthiques

      Boisvert, Yves (Éditions Nota beneÉthique publique, 2017-01-31)
      Cet article se veut une illustration de nos recherches sur les scandales et la production de connaissance concernant les vulnérabilités organisationnelles. Il présente un segment des résultats de l’analyse découlant de la recherche exploratoire faite au sein de la nouvelle administration municipale de la Ville de Laval. Cette recherche voulait valider l’utilité des diagnostics des risques éthiques pour les organisations qui tentent de se sortir de la tourmente d’un scandale. Notre chantier de recherche sur la gestion des risques éthiques dans les organisations publiques a été développé pour pallier les limites du champ d’intervention traditionnel de l’éthique appliquée, c’est-à-dire une éthique purement individuelle qui se limite trop souvent à mettre en doute la responsabilité professionnelle des acteurs et faire la promotion de la stricte compétence éthique des acteurs. Nous embrassons ici plutôt une démarche de recherche orientée vers une éthique dite institutionnelle, c’est-à-dire une éthique qui invite à remettre en question les actions individuelles et collectives en les mettant en contexte dans les situations d’actions. L’éthique institutionnelle qui est sous-jacente à l’approche défendue dans ce texte nous amène à réfléchir tant sur la qualité des conduites professionnelles que sur les facteurs qui, dans l’environnement du travail, ont une incidence négative sur la qualité des conduites. Le but de cet article est de démontrer que la recherche sur l’éthique dans les services publics ne peut plus se faire en vase clos autour de l’analyse des valeurs éthiques et la résolution des dilemmes éthiques, elle doit plutôt s’ouvrir à des analyses plus systémiques en jetant un regard analytique tant sur le cadre normatif, les instances régulatoires, la culture organisationnelle, le design institutionnel et les processus de gestion ; tout cela pour mieux saisir toutes les dimensions institutionnelles qui influencent la qualité des conduites des acteurs organisationnels.
    • Pas de représentation sans représentativité ?

      Godbout, Jacques T. (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-11-12)
      À l’origine, la démocratie représentative a peu à voir avec la démocratie directe. Mais elle est en permanence tentée par ce modèle. La tension entre représentation et représentativité est un effet, ou un sous-produit de cette tension. Elle est compréhensible. C’est une tension de toute façon inévitable. Elle est même en partie souhaitable. Mais elle comporte des dangers, dont certains sont souvent oubliés, comme celui qu’on pourrait appeler la tentation de l’identité. La représentativité, en régime de démocratie représentative, ne peut être qu’un des éléments de la représentation politique, et elle ne peut apparaître qu’a posteriori. La démocratie actuelle doit résister aux sirènes de la représentativité comme solution à ses problèmes. C’est la proposition que l’auteur soumet dans ce texte qui vise à illustrer l’idée que même si la démocratie doit continuellement s’adapter aux changements de la société et prendre de nouvelles formes, elle doit également maintenir certains principes fondateurs.
    • Pas de véritable démocratie sans les femmes

      Zamuda, Pascaline (Éditions Nota beneÉthique publique, 2012-10-30)
      Le Congo, entre colonisation et guerres civiles, a eu des rapports difficiles avec la démocratie. Les élections libres de 2006 n’ont pas encore permis d’avancer vers une vérita­ble démocratie. Une présence plus importante des femmes dans les institutions politiques favoriserait la démocratie, comme cela a été le cas pour le processus de paix. La démocratie ne peut s’instaurer dans l’inégalité et l’injustice.