• Noir Canada. Une recherche socialement responsable

      Larouche, Jean-Marc; Voisard, Anne-Marie (Éditions Nota beneÉthique publique, 2011-05-13)
      Parmi les responsabilités qui incombent au chercheur en sciences sociales, il en est une qui relève de son rôle dans la Cité : celle de contribuer, par la qualité de son apport scientifique, à éclairer ses concitoyens sur des enjeux collectifs, dans une quête du bien commun et des valeurs qui lui sont associées, notamment la protection de la vie et de la dignité humaine. L’engagement du chercheur à faire progresser la connaissance a pour corollaire le devoir exigeant d’alerter l’opinion publi...
    • Nouvelles formes de la démocratie

      Béland, Claude; Bertrand, Anne; Bherer, Laurence; Blattberg, Charles; Charbonneau, Jean-Pierre; Cliche, Paul; Couvrat, Christine; Duchastel, Jules; Dufour, Pascale; Duhamel, André; et al. (Éditions Nota bene, 2015-09-18)
    • Numéro lauréat du Prix de recherche 2017 décerné par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP)

      Éditions Nota beneÉthique publique, 2021-07-16
      Ce numéro de la revue Éthique publique a remporté le Prix de recherche 2017 décerné par la HATVP (France). Ce prix, dont il s’agissait de la première édition, a été créé dans le but de promouvoir la production et l’échange de savoirs sur des sujets majeurs pour la vie des institutions. La remise du prix a eu lieu le 13 décembre 2017, à Paris, en présence du jury et des membres et agents de la HATVP : https://www.hatvp.fr/presse/remise-prix-de-recherche/
    • Par-delà le scandale ! Comprendre les vulnérabilités organisationnelles à la base des crises et trouver des stratégies pour mieux gérer les risques éthiques

      Boisvert, Yves (Éditions Nota beneÉthique publique, 2017-01-31)
      Cet article se veut une illustration de nos recherches sur les scandales et la production de connaissance concernant les vulnérabilités organisationnelles. Il présente un segment des résultats de l’analyse découlant de la recherche exploratoire faite au sein de la nouvelle administration municipale de la Ville de Laval. Cette recherche voulait valider l’utilité des diagnostics des risques éthiques pour les organisations qui tentent de se sortir de la tourmente d’un scandale. Notre chantier de recherche sur la gestion des risques éthiques dans les organisations publiques a été développé pour pallier les limites du champ d’intervention traditionnel de l’éthique appliquée, c’est-à-dire une éthique purement individuelle qui se limite trop souvent à mettre en doute la responsabilité professionnelle des acteurs et faire la promotion de la stricte compétence éthique des acteurs. Nous embrassons ici plutôt une démarche de recherche orientée vers une éthique dite institutionnelle, c’est-à-dire une éthique qui invite à remettre en question les actions individuelles et collectives en les mettant en contexte dans les situations d’actions. L’éthique institutionnelle qui est sous-jacente à l’approche défendue dans ce texte nous amène à réfléchir tant sur la qualité des conduites professionnelles que sur les facteurs qui, dans l’environnement du travail, ont une incidence négative sur la qualité des conduites. Le but de cet article est de démontrer que la recherche sur l’éthique dans les services publics ne peut plus se faire en vase clos autour de l’analyse des valeurs éthiques et la résolution des dilemmes éthiques, elle doit plutôt s’ouvrir à des analyses plus systémiques en jetant un regard analytique tant sur le cadre normatif, les instances régulatoires, la culture organisationnelle, le design institutionnel et les processus de gestion ; tout cela pour mieux saisir toutes les dimensions institutionnelles qui influencent la qualité des conduites des acteurs organisationnels.
    • Pas de représentation sans représentativité ?

      Godbout, Jacques T. (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-11-12)
      À l’origine, la démocratie représentative a peu à voir avec la démocratie directe. Mais elle est en permanence tentée par ce modèle. La tension entre représentation et représentativité est un effet, ou un sous-produit de cette tension. Elle est compréhensible. C’est une tension de toute façon inévitable. Elle est même en partie souhaitable. Mais elle comporte des dangers, dont certains sont souvent oubliés, comme celui qu’on pourrait appeler la tentation de l’identité. La représentativité, en régime de démocratie représentative, ne peut être qu’un des éléments de la représentation politique, et elle ne peut apparaître qu’a posteriori. La démocratie actuelle doit résister aux sirènes de la représentativité comme solution à ses problèmes. C’est la proposition que l’auteur soumet dans ce texte qui vise à illustrer l’idée que même si la démocratie doit continuellement s’adapter aux changements de la société et prendre de nouvelles formes, elle doit également maintenir certains principes fondateurs.
    • Pas de véritable démocratie sans les femmes

      Zamuda, Pascaline (Éditions Nota beneÉthique publique, 2012-10-30)
      Le Congo, entre colonisation et guerres civiles, a eu des rapports difficiles avec la démocratie. Les élections libres de 2006 n’ont pas encore permis d’avancer vers une vérita­ble démocratie. Une présence plus importante des femmes dans les institutions politiques favoriserait la démocratie, comme cela a été le cas pour le processus de paix. La démocratie ne peut s’instaurer dans l’inégalité et l’injustice.
    • Patrimoine et éthique publique : enjeux politiques et professionnels de la représentation et de la communication du patrimoine

      Agbaka, Opêoluwa Blandine; Chartrand, Louis; Dragon, Jean; d’Amours, Annie; Fabrègues, Muriel de; Gauthier, Gilles; Goudin, Elisa; Lacassagne, Aurélie; Latchoumaya, Lucas; Lemay-Perreault, Rébéca; et al. (Éditions Nota beneÉthique publique, 2017-12-14)
    • Patrimoine et patrimonialisations au Bénin : entre politiques nationales et réalités communautaires

      Agbaka, Opêoluwa Blandine (Éditions Nota beneÉthique publique, 2017-12-14)
      Au Bénin, l’État demeure le principal acteur des politiques et stratégies patrimoniales. Cette prédominance des pouvoirs publics dans les processus de patrimonialisation ne permet pas souvent de considérer réellement les sensibilités patrimoniales des communautés béninoises qui sont fréquemment envoyées à « l’école du patrimoine », pour apprendre ce qu’elles devraient considérer comme leur patrimoine culturel. La focalisation, parfois excessive, des politiques patrimoniales nationales sur les conceptions internationales promues par l’UNESCO et autres organismes internationaux relègue au second plan l’attachement des Béninois à leurs patrimoines, quelles qu’en soient les formes. Si le bâti colonial des villes comme Porto-Novo et Ouidah est largement plébiscité sur le devant de la scène patrimoniale béninoise, l’indifférence des populations est éloquente et suscite de plus en plus de remises en cause au sein des professionnels béninois. Le présent article propose une analyse des écarts entre les politiques patrimoniales au Bénin et les réalités patrimoniales des communautés béninoises.
    • Penser l'ouverture des frontières

      Atak, Idil; Bessone, Magali; Caplan, Caroline; Dumitru, Speranta; Furri, Filippo; Labelle, Micheline; Lourme, Louis; Messe Mbega, Christian-Yann; Pécoud, Antoine; Rousseau, Jean; et al. (Éditions Nota bene, 2015-06-16)
    • Penser la démocratie au-delà des élections

      Diallo, Amadou Moctar (Éditions Nota beneÉthique publique, 2012-10-30)
      La démocratie est le régime politique le plus accepté dans le monde contem­porain. Cette démocratie est souvent appréciée sous l’angle de l’organisation d’élections libres et transparentes. Certes, les élections sont un critère indispensable pour mesurer la vitalité de la démocratie d’un pays, mais, à elles seules, elles ne suffisent pas. D’où l’im­portance de prendre en compte d’autres critères relatifs au respect des droits de l’homme et à la bonne gouvernance.
    • Penser la justice climatique

      Néron, Pierre-Yves (Éditions Nota beneÉthique publique, 2013-02-17)
      Dans cet article, je propose une analyse des débats récents sur la « justice climati­que », c’est-à-dire les enjeux de justice distributive liés aux phénomènes des changements climatiques. Je me propose d’y faire trois choses : premièrement, je propose une série de distinctions conceptuelles permettant de faire la cartographie des enjeux normatifs en cause et des taches que doivent réaliser nos théories en éthique environnementale. Deuxiè­mement, je tente d’attirer l’attention sur un problème de taille, mais quelque peu négligé dans la littérature : le problème de la distribution des responsabilités. Troisiè­mement, je défends la désirabilité d’un passage des éthiques environnementales vers les philosophies politiques de l’environnement.
    • Penser la transition éthique de l’urbanisme pour l’aménagement de villes durables. Le cas de la France et de la Suisse

      Baudouï, Rémi (Éditions Nota beneÉthique publique, 2014-08-16)
      Les transformations de l’État providence en État animateur ont conduit la puissance publique à limiter ses capacités d’action dans le domaine de la gestion sociale de la ville par l’urbanisme. Les ambitions éthiques au cœur de la constitution des théories et savoirs de l’aménagement des villes au début du xxe siècle ont cédé le pas à un « oubli » éthique que porte une vision néolibérale de l’évolution des sociétés. À partir de l’étude des cas français et suisse, le présent article a pour objet d’étudier les conditions de mise en œuvre de la transition éthique de l’aménagement durable des villes.
    • Peuples autochtones et enjeux d'éthique publique

      Asselin, Hugo; Aubin-Côté, Marie-Christine; Barbosa, Julien; Basile, Suzy; Basile, Suzy; Bérard, Diane; Blanc, Nicolas; Brazeau, Edmond; Canet, Raphaël; Canovas, Julie; et al. (Éditions Nota bene, 2013-02-03)
    • Peut-on être hérétique dans le capitalisme mondialisé ? L’hérésie sociale et ses latitudes

      Arnsperger, Christian (Éditions Nota beneÉthique publique, 2016-09-13)
      L’hérésie consiste à choisir sciemment un mode de vie ou de pensée qui est en contradiction avec un dogme. Selon les défenseurs de ce dogme, l’hérétique détruit par là sa propre liberté ; l’hérétique lui-même, toutefois, juge qu’il ne peut être réellement libre qu’en rejetant le dogme. Recourant d’une manière volontairement provocatrice à un vocabulaire religieux datant du Moyen Âge, cet article tente de décrire ce que serait le contenu d’une « hérésie sociale », c’est-à-dire d’un mode de vie et de pensée qui refuse de respecter le « dogme » du capitalisme mondialisé. S’inspirant en partie de l’ancienne lutte entre catholiques et cathares, la discussion dégage les conditions dans lesquelles ce capitalisme est devenu un mécanisme dogma-disciplinaire de sanction automatique, et propose ensuite une forme particulière de « secte » hérétique moderne, avant d’analyser les inévitables difficultés qui se poseraient à un tel groupe. L’espoir de l’auteur est non pas de proposer un système clos et définitif pour la réflexion hérétique, mais bien de stimuler le débat à partir d’une proposition particulière – et qui, probablement, ne plaira pas à tout le monde !
    • Peut-on parler d’une éthique corporative au gouvernement fédéral canadien : les croyances comme ciment culturel

      Bourgault, Jacques (Éditions Nota beneÉthique publique, 2018-08-08)
      Les sous-ministres fédéraux du Canada assument un rôle pivot entre la politique et l’administration sans pour autant être politiquement partisans. Ils assument une loyauté multiple à l’égard des personnes qui les nomment, de celles dont ils relèvent, de celles qu’ils dirigent et envers leurs pairs. Leur comportement est encadré par des structures, des procédures et une culture qui développe une forme d’éthique comportementale de loyauté tout au long de leur carrière.
    • Plaidoyer pour une démocratie responsable

      Amata, Aléria (Éditions Nota beneÉthique publique, 2012-10-30)
      Quand la violence se banalise, quand les manipulations entachent le système, quand l’ignorance et le fatalisme progressent, c’est la démocratie qui est en danger. Pour la sauver, nous ne pouvons pas nous servir des mêmes armes que ceux qui veulent sa des­truction. Il nous faudra être responsables et courageux afin de redresser nos sociétés malades. Unis dans la diversité, unis dans la liberté, c’est ainsi que nous vaincrons.
    • Pluralisme identitaire et gouvernance autochtone : le Nunavut, un modèle ?

      Blanc, Nicolas (Éditions Nota beneÉthique publique, 2013-02-17)
      Comment se concilient gouvernance autochtone et pluralisme identitaire dans le cas particulier du Nunavut ? Ces deux termes ont été forgés dans le cadre théorique du constitutionnalisme libéral, qui rend la conciliation soit impossible, soit contradictoire ; une exigence éthique conduit à repenser les termes de la question. L’histoire particulière du Nunavut, ainsi que les stratégies contentieuses identitaires, m’ont permis de le qualifier de modèle de gouvernance autochtone moderne. S’appuyant sur une forme de pluralisme juridique, rapidement le pluralisme dialogique est devenu la condition à cette gouvernance hybride au Nunavut, dont la finalité évidente est la garantie d’un pluralisme identitaire renouvelé.
    • Pluralisme, accommodement et éthique de responsabilité en milieu scolaire

      Fleury, Bergman (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-09-11)
      Dans un contexte d’évolution constante de la diversité ethnoculturelle, linguistique et religieuse de la population québécoise, il convient d’adopter une éthique de responsabilité réaliste grâce à une approche dynamique de résolution des conflits de valeurs. Cette approche dynamique est rendue nécessaire en raison de l’évolution interne de la société québécoise de plus en plus ouverte sur le monde international et en raison de l’apport continuel de nouveaux immigrants d’origines multiples qui doivent s’approprier graduellement les valeurs et les normes de la société d’adoption. Pour illustrer son propos, l’auteur donne l’exemple de l’expertise professionnelle développée en éducation et relations interculturelles à la Commission scolaire de Montréal (CSDM).
    • Politiques éducatives et approche par les capacités

      Verhoeven, Marie; Dupriez, Vincent; Orianne, Jean-François (Éditions Nota beneÉthique publique, 2014-08-06)
      Ce texte présente et discute les apports potentiels de l’approche par les capacités développée par Amartya Sen à l’analyse critique des politiques éducatives. Le texte prend appui sur ce cadre de référence pour ébaucher un renouvellement de la réflexion sur la justice en éducation. Au-delà de l’égalité des chances et de l’égalité des résultats, les auteurs soutiennent que l’égalité des capacités ouvre de nouvelles perspectives de recherche et d’action publique en éducation. Ils s’arrêtent en particulier sur l’importance à accorder aux facteurs individuels, sociaux et environnementaux, susceptibles de favoriser la conversion des droits et des ressources éducatives en « libertés réelles » des individus.
    • Politiques forestières et « bonne gestion » des ressources : le cas de Madagascar

      Razafindrabe, Alexandra (Éditions Nota beneÉthique publique, 2016-05-04)
      Madagascar, l’un des hotspots mondiaux de la biodiversité, est dans cette situation où la difficile gestion des ressources forestières, causée par un certain nombre de facteurs liés à la pauvreté des populations, mène à des pertes annuelles forestières considérables. La principale interrogation que nous soulevons est relative à l’impact des politiques forestières qui y sont menées, dans l’objectif d’aboutir à une gestion durable des ressources forestières. Compte tenu de ce contexte local malgache affaibli, est-il réellement possible de parvenir à une « bonne gestion » des ressources au sens d’Elinor Ostrom (2010), ou s’oriente-t-on inéluctablement vers le scénario d’une tragédie des biens communs ? Nous exposerons tout d’abord les effets induits par la mise en œuvre des politiques forestières à Madagascar. Cela nous mènera à nous interroger sur les effets positifs et leurs limites. Nous faisons ainsi le constat que compte tenu du contexte affaibli dans lequel ces politiques s’appliquent, nous sommes encore loin de la situation de « bonne gestion » décrite par Ostrom. Puis, nous mettrons en évidence que pour que les impacts positifs prennent le dessus sur les limites, il faut prendre en compte les particularités locales du territoire concerné et les besoins des populations locales. Pour ce faire, une complémentarité d’application des politiques de développement s’avère indispensable.