• Valeurs et recommandations des personnes âgées vis-à-vis du système québécois de santé et de services sociaux

      Bélisle, Micheline (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-01-09)
      À la suite d’une brève consultation dans le cadre du projet de recherche PACS (Paroles aux citoyens sur l’évaluation du système québécois de santé et de services sociaux), il ressort que les valeurs auxquelles les aînés tiennent particulièrement sont le respect de leurs droits et de leur dignité ainsi que des relations interpersonnelles empreintes d’humanité. En tant qu’utilisatrices de services, ces personnes tiennent à retrouver ces valeurs dans un système qui souvent les bouscule ou les dénigre.
    • Vers un cadre conceptuel socio-constructionniste pour appréhender l’acceptabilité sociale

      Baba, Sofiane (Éditions Nota beneÉthique publique, 2016-05-07)
      Les controverses impliquant entreprises et communautés locales autour de grands projets de développement défraient l’actualité. Dans le contexte actuel de multiplication des controverses socio-économico-environnementales et de demande grandissante d’implication de la société civile dans la prise de décision liée aux projets dits de développement, le concept d’acceptabilité sociale s’impose comme un défi de gestion dans le microsome des promoteurs de projets majeurs, des décideurs publics et dans la sphère médiatique. Ces enjeux – qui introduisent de nouvelles formes d’incertitudes managériales et sociotechniques – donnent lieu à de nouveaux défis théoriques pour la recherche en management. Ainsi, notre étude suggère d’ancrer l’acceptabilité sociale dans les développements récents du socioconstructivisme, offrant une nouvelle conceptualisation de ce concept sur la base de la production interactive d’ordres négociés. Ce faisant, notre cadre conceptuel permet une meilleure compréhension du processus par lequel les entreprises et les parties prenantes locales négocient leurs champs d’actions, et du processus par lequel les entreprises parviennent à développer et à cultiver l’acceptabilité sociale de leurs projets en développant et en maintenant des formes organisationnelles hybrides favorisant la cohabitation de plusieurs logiques d’action.
    • Vers un cadre conceptuel socio-constructionniste pour appréhender l’acceptabilité sociale

      Baba, Sofiane (Éditions Nota beneÉthique publique, 2017-05-09)
      Les controverses impliquant entreprises et communautés locales autour de grands projets de développement défraient l’actualité. Dans le contexte actuel de multiplication des controverses socio-économico-environnementales et de demande grandissante d’implication de la société civile dans la prise de décision liée aux projets dits de développement, le concept d’acceptabilité sociale s’impose comme un défi de gestion dans le microsome des promoteurs de projets majeurs, des décideurs publics et dans la sphère médiatique. Ces enjeux – qui introduisent de nouvelles formes d’incertitudes managériales et sociotechniques – donnent lieu à de nouveaux défis théoriques pour la recherche en management. Ainsi, notre étude suggère d’ancrer l’acceptabilité sociale dans les développements récents du socioconstructivisme, offrant une nouvelle conceptualisation de ce concept sur la base de la production interactive d’ordres négociés. Ce faisant, notre cadre conceptuel permet une meilleure compréhension du processus par lequel les entreprises et les parties prenantes locales négocient leurs champs d’actions, et du processus par lequel les entreprises parviennent à développer et à cultiver l’acceptabilité sociale de leurs projets en développant et en maintenant des formes organisationnelles hybrides favorisant la cohabitation de plusieurs logiques d’action.
    • Vers un « printemps des indignés » en 2012 ?

      O’Neill, Michel (Éditions Nota beneÉthique publique, 2013-02-04)
      Dans ce texte où il adopte la posture de l’observateur-participant, l’auteur propose d’abord quelques remarques sur la naissance, mi-octobre 2011, dans la ville de Québec, du mouvement Occupy. Il analyse ensuite certaines des caractéristiques de la période ou Occupons Québec s’est matérialisé dans un campement, entre le 22 octobre et le 22 novem­bre. Finalement, il propose sa vision de l’avenir du mouvement, à Québec et ailleurs, depuis le démantèlement de ce campement.
    • Vers une consolidation de l’encadrement des professionnels et de la protection du public au Québec

      Morency, Marc-André; Simard, Jeanne; Pépin, Robert (Éditions Nota beneÉthique publique, 2014-08-07)
      On a pu craindre durant quelques années que la mondialisation allait ébranler l’édifice normatif québécois, en particulier les institutions de son système professionnel chargées de la protection du public. Cependant, l’adoption en 2002 du projet de loi 90, qui prévoit des actes réservés à certaines professions, pour des activités préjudiciables à la santé physique, et le débat actuel sur le projet de loi 50, qui propose une semblable réserve dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines, montrent que, loin de s’affaiblir, le souci de protéger le public, de maintenir les institutions chargées de la discipline en matière de déontologie, de former les professionnels, de traiter et de prévenir les plaintes, s’est au contraire renforcé. Dans un contexte marqué par de nombreux cas de scandales financiers ou de malgouvernance, on aura sans doute compris, chez les élus et dans le public, que la confiance ne peut être maintenue hors d’un cadre garantissant une saine articulation des ordres sociaux. Cette analyse se veut une contribution au développement de la conscience collective à cet égard. On constatera que le législateur a commencé à resserrer les balises de gouvernance de l’État-employeur, en clarifiant les nomenclatures d’emploi, et en supprimant des zones de confusion affectant l’encadrement des salariés professionnels du secteur public.
    • Vers une dictature de la transparence : secret et démocratie

      Lemarchand, Frederick (Éditions Nota beneÉthique publique, 2014-08-15)
      Partant d’une réflexion théorique liée à une recherche sur le secret militaire, cet article tente de mettre en relation les mutations du pouvoir à l’œuvre depuis les trente dernières années et les enjeux démocratiques liés aux sociétés du risque à partir d’une question éthique essentielle : le statut du secret dans les démocraties. Il s’agit d’une question éthique au sens où la revendication d’un droit à la connaissance est devenue une question politique fondamentale au sein des sociétés technoscientifiques, reposant sur une apparente contradiction : la démocratie suppose une large diffusion de la connaissance, préalable à la prise de décision, alors que le pouvoir repose fondamentalement sur une logique de sépara­tion propre au secret. Au-delà des excès du secret – qui peut recouvrir des formes de corruption – et de ceux de la transparence – essence du totalitarisme –, existe-t-il des issues qui nous conduiraient vers une démocratie authentique ?
    • Vers une politisation des rapports politico-administratifs dans les démocraties anglo-saxonnes ?

      Juillet, Luc (Éditions Nota beneÉthique publique, 2018-08-08)
      Cet article examine les fondements éthiques ainsi que l’état actuel des rapports entre les instances politiques et administratives des démocraties anglo-saxonnes (Royaume-Uni, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande), en portant une attention particulière au phénomène de la politisation. Après avoir expliqué les raisons qui ont amené ces pays à faire de la neutralité politique de l’administration publique une valeur cardinale de leur modèle de gouvernement, nous explorons certaines tendances contemporaines qui font maintenant craindre l’érosion de ce principe, notamment l’émergence d’un environnement médiatique qui amène certains politiciens à souhaiter une fonction publique plus sensible à leurs besoins partisans. Trois formes de politisation sont explorées tour à tour : l’usage de critères partisans dans la nomination des fonctionnaires, la croissance du nombre et de l’importance du personnel politique, et l’émergence d’un comportement partisan par les fonctionnaires de carrière. Dans l’ensemble, nous verrons que, malgré des pressions indéniables et des changements importants dans l’organisation des rapports politico-administratifs, la politisation demeure un phénomène circonscrit. La neutralité politique reste une norme prépondérante des rapports politico-administratifs des démocraties anglo-saxonnes.
    • Vertus civiques et valeurs de l’entreprise : le journalisme américain et les intérêts concurrents sur la place publique

      Dvorkin, Jeffrey (Éditions Nota beneÉthique publique, 2013-09-24)
      Aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada, les médias ont souvent éludé les problèmes éthiques, une situation en partie créée par la convergence des médias. Historiquement, cette convergence a été la conséquence d’un environne­ment financier plus incertain dans l’ensemble des médias, les forçant ainsi à se concentrer sur les questions financières et commerciales de la culture journa­listique. La conscience déontologique a diminué en conséquence. Pourtant, il n’existe pas de retour à une ère plus idyllique (si jamais elle a existé). Le défi pour les journalistes, les directeurs de médias et le public en attente d’informations plus fiables, c’est de restaurer la crédibilité des médias, de produire un travail journalis­tique de qualité et de retrouver la confiance du public.
    • Vérification et éthique gouvernementale

      Fraser, Sheila (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-09-09)
      Dans cet article, la vérificatrice générale du Canada explique de quelles façons elle tente de concilier les questions d’éthique gouvernementale avec son mandat de vérification. Pour ce faire, elle trace d’abord l’historique des différents volets éthiques traités au cours des dernières années dans ses rapports de vérification. Elle se penche par exemple sur les cas de l’ancien commissaire à la protection de la vie privée et celui de l’ancien enquêteur correctionnel. Sa conclusion est que même si le manque d’éthique est une exception, il demeure nécessaire de se doter de mécanismes de contrôle crédibles pour appuyer le comportement éthique dans nos démocraties.
    • Vices et vertus : les arts de l’existence

      Olivier, Lawrence (Éditions Nota beneÉthique publique, 2016-09-06)
      Selon l’auteur, on assiste de nos jours à l’émergence d’une conscience plus grande des comportements de soi et des autres, à la fois plus soucieuse et plus attentive. Ainsi, comment une société va-t-elle problématiser le comportement comme enjeu d’autorégulation de la société civile ? Quel rôle y jouent les vertus et les vices ? C’est à ces questions que l’auteur tente de répondre. Pour y arriver, il propose de considérer, d’une part, que les vertus et les vices jouent encore aujourd’hui un rôle important, qu’ils contribuent au maintien des relations sociales dans la préservation du vivre-ensemble et, d’autre part, pour percevoir ce rôle, il faut envisager les vertus et les vies comme appartenant à un même continuum permettant de réguler les relations sociales.
    • Vieillir avec le VIH : enjeux éthiques autour d’une population invisible

      Lebouché, Bertrand; Wallach, Isabelle; Lévy, Joseph J. (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-01-09)
      Avec le développement des nouveaux traitements contre le VIH, le profil sociodémographique des personnes séropositives tend à se modifier et celles-ci sont de plus en plus nombreuses à se situer dans la catégorie d’âge des 50 ans et plus. Ce vieillissement s’accompagne de problèmes médicaux et psychosociaux spécifiques qui n’ont pas toujours donné lieu à des interventions ciblées. Cet article explore les enjeux éthiques que soulève cette situation ainsi que quelques pistes de solution.
    • Vieillissement, démence et relation intersubjective : approche psychologique et éthique

      Péru, Natacha; Lemoine, Maël; Camus, Vincent (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-01-14)
      Malgré le progrès des connaissances de leurs mécanismes étiopathogéniques et la médicalisation de leur prise en charge, les pathologies démentielles restent très invalidantes sur le plan du maintien de l’autonomie dans les actes de la vie quotidienne et des relations interpersonnelles. Le terme de « démence » reste largement utilisé dans une acception évoquant non seulement la perte des fonctions cognitives et ses conséquences fonctionnelles, mais surtout l’altération de la relation perçue comme étrange et privée de sens. L’altération de la dimension intersubjective de la relation nous semble un déterminant central de ces modifications relationnelles. Elle concerne le sens de soi, la relation interpersonnelle et la difficulté pour les proches à octroyer le statut de personne morale. On tente ici de démontrer que, dans les interactions avec les personnes âgées, et plus particulièrement celles souffrant de pathologie démentielle, la modification de la relation intersubjective se situe principalement au niveau de l’altération de l’« accordage affectif » tel que décrit par Daniel N. Stern dans ses travaux sur le développement précoce et la construction du sens de soi. Ces troubles de l’accordage affectif peuvent être rapprochés des risques de perte du statut de personne morale au sens où le phénoménologue Max Scheler le définit. L’article discute également des perspectives de validation expérimentale de ces hypothèses et de leur conséquence pour la pratique clinique.
    • VIH-sida : pour une éthique de l’accès aux antirétroviraux

      Lebouché, Bertrand (Éditions Nota beneÉthique publique, 2015-09-12)
      Cet article tente d’explorer les raisons pour lesquelles l’accès aux médicaments antisida pour les populations des pays en développement est devenu si important dans la lutte contre la pandémie de VIH-sida. Cependant, leur diffusion massive ne suffit pas si elle n’est pas associée à une prise en charge des puissants cofacteurs sociaux de la maladie. Face aux inégalités sociales en matière de santé, il faudrait définir des prises en charge de l’infection qui soient à la fois de haute technicité, adaptées au contexte des personnes, et qui promeuvent un renforcement du lien social fragilisé par la maladie. Puisque cet accès aux soins est loin d’être atteint, il est possible de proposer plusieurs repères éthiques permettant de fonder cet impératif de l’accès universel aux médicaments et de permettre un engagement renouvelé contre l’épidémie.