• Editorial

      Teferra, Damtew (International Network for Higher Education in Africa, 2014-08-01)
      Editorial
    • Massification in Higher Education Institutions in Africa: Causes, Consequences and Responses

      Mohamedbhai, Goolam (International Network for Higher Education in Africa, 2014-08-01)
      Most public higher education institutions in Africa, in response to historical conditions, have enrolled students in excess of their capacity, resulting in massification and negative consequences on educational quality. Increased enrolment has addressed issues of equity; but the equally important issue of ensuring equity in success for the enrolled students has received limited attention. Apparently graduation rates in higher education in Africa remain fairly low. Higher education institutions have taken several corrective measures to address the consequences of massification. Governments have also created new institutions and put quality assurance systems in place. There have also been continental responses. Sub-Saharan Africa has the lowest tertiary enrolment of any world region, a handicap in its development. It must also meet the demands of its rapidly increasing secondary school graduates. There is a compelling need to further increase tertiary enrolment, a situation that challenges both institutions and countries. The growth in private higher education, if regulated and quality-controlled, could relieve this pressure.  Pour des raisons historiques, la majorité des établissements d’enseignement supérieur d’Afrique admet plus d’étudiants qu’elle ne peut en accueillir. Ceci conduit à la massification de l’enseignement supérieur et a des conséquences négatives sur sa qualité. L’augmentation de la participation a permis de répondre à des problèmes d’équité, mais la tout aussi importante question de l’équité dans la réussite des étudiants admis a reçu une attention limitée. Le taux de réussite dans l’enseignement supérieur en Afrique reste faible. Les établissements d’enseignement supérieur ont mis en place plusieurs mesures visant à corriger les conséquences néfastes de la massification. Les gouvernements ont aussi créé de nouvelles institutions et mis en place des systèmes d’assurance qualité. Des réponses ont par ailleurs été proposées à l’échelle du continent. Cependant, l’Afrique sub-saharienne a le plus faible taux d’inscription dans l’enseignement supérieur du monde, un handicap pour son développement. Elle doit aussi répondre aux demandes d’une population de diplômés du secondaire qui augmente rapidement. Il est impossible de nier la nécessité d’augmenter les admissions dans l’enseignement supérieur, une situation qui pose des problèmes aussi bien aux établissements qu’aux nations. La croissance des établissements privés pourrait permettre de relâcher la pression, s’ils sont correctement régulés et contrôlés en termes de qualité.
    • Higher Education and Economic Growth in Africa

      Bloom, David E.; Canning, David; Chan, Kevin; Luca, Dara Lee (International Network for Higher Education in Africa, 2014-08-01)
      Enrollment rates for higher education in Sub-Saharan Africa are by far the lowest in the world at 6%. Yet because of conventional beliefs that tertiary education is less important for poverty reduction, the international development community has encouraged African governments’ relative neglect of higher education. This article challenges beliefs that tertiary education has little role in promoting economic growth and alleviating poverty. First, we review recent evidence that higher education can produce significant public and private benefits. Next, we analyze the relationship between tertiary education and economic growth. We find evidence that tertiary education improves technological catch-up and, in doing so, may help to maximize Africa’s potential to achieve more rapid economic growth given current constraints. Investing in tertiary education in Africa may accelerate technological diffusion, which would in turn decrease knowledge gaps and help reduce poverty in the region. We also review new developments and trends in the higher education scene in Africa. Le taux d’inscription dans l’enseignement supérieur en Afrique sub-saharienne est de loin le plus faible du monde, atteignant seulement 6%. Pourtant, parce que l’enseignement supérieur est perçu comme moins important que les enseignements primaire et secondaire pour lutter contre la pauvreté, la communauté internationale a encouragé les gouvernements africains à moins y prêter attention. Cet article conteste l’idée que l’enseignement supérieur joue un rôle peu important dans le développement économique et la lutte contre la pauvreté. Tout d’abord, nous nous intéressons à de récents résultats qui montrent que l’enseignement supérieur crée des bénéfices publics et privés. Ensuite, nous analysons la relation entre l’enseignement supérieur et la croissance économique. Nous montrons que l’enseignement supérieur permet de rattraper le retard technologique et, ce faisant, pourrait aider l’Afrique à maximiser sa capacité à accélérer sa croissance économique dans les conditions actuelles. Investir dans l’enseignement supérieur en Afrique pourrait permettre une diffusion plus rapide des avancées technologiques, qui pourrait à son tour réduire la disparité de savoir et participer à la réduction de la pauvreté dans la région. Nous passons aussi en revue les nouveautés et tendances dans l’enseignement supérieur africain.
    • The Regionalisation, Internationalisation, and Globalisation of African Higher Education

      Sehoole, Chika; de Wit, Hans (International Network for Higher Education in Africa, 2014-08-01)
      The landscape of international higher education has been changing since the turn of the 21st century. The globalisation of our societies and economies implies a changing role of the higher education institutions. Accompanying the challenges associated with development, especially in developing countries, are initiatives championing regionalisation as a locus of development. This article positions the debate on the relationships among globalisation, regionalisation, and internationalisation in the context of Africa and its sub-continent, showing that, although these concepts have emerged at different times and contexts, they are still related. Using case studies of two regional political and economic organisations and their higher education counterparts, this article shows that regionalisation is not a new phenomenon but has been part of and has been used in the post-colonial era to serve new social, economic, political, and development purposes in the current period. Le monde de l’enseignement supérieur n’a cessé de changer depuis le début du XXIème siècle. La mondialisation de nos sociétés et de nos économies a pour conséquence une modification du rôle joué par les établissements d’enseignement supérieur. Les défis posés par cette évolution sont, en particulier dans les pays en voie de développement, associés à des initiatives soutenant la régionalisation comme locus de développement. Cet article centre le débat sur la relation entre la mondialisation, la régionalisation et l’internationalisation dans le contexte de l’Afrique et de son sous-continent, et démontre que, bien que ces concepts soient apparus à différentes époques et dans des contextes variés, ils sont encore liés. Cet article s’appuie sur une étude de cas de deux organisations régionales politiques et économiques et de leurs équivalents dans le domaine de l’enseignement supérieur pour montrer que le concept de régionalisation n’est pas un phénomène nouveau, mais qu’il a fait partie de et a été utilisé pendant l’époque postcoloniale pour satisfaire de nouveaux objectifs sociaux, économiques, politiques et de développement.
    • Confronting the Challenges of Graduate Education in Sub-Saharan Africa and Prospects for the Future

      Hayward, Fred M.; Ncayiyana, Daniel J. (International Network for Higher Education in Africa, 2014-08-01)
      This study examines the current status of graduate education in Sub- Saharan Africa. How has it been affected by the decline in donor funding, economic crises in much of Africa, the phenomenal growth in undergraduate education, and a shortage of faculty members with PhDs. One of the authors suggested in an earlier study that a short-term response to the shortage of high quality graduate education might be regional graduate centers. Has that taken place? To what extent has graduate education improved and expanded? Where has growth taken place? We explore challenges facing the development of high quality graduate education including those of recruitment and retention, efforts to improve the qualifications of faculty members, funding issues, as well as research and publications. Several innovative graduate programs are examined. Finally, we make recommendations for the growth and quality improvement of graduate education including rekindling a culture of research, a focus on quality teaching, and the critical need for major investments in high quality graduate education. Cette analyse s’intéresse au statut des études de master et de doctorat en Afrique subsaharienne. Comment ont-elles été affectées par la diminution des dons financiers, les crises économiques dans toute l’Afrique, la croissance phénoménale du nombre d’étudiants en licence, et le manque de professeurs titulaires d’un doctorat ? Un des auteurs a suggéré dans de précédents travaux une réponse à court-terme à la pénurie de diplômés de master et de doctorat d’excellent niveau : des centres régionaux consacrés aux études de masters et de doctorat. Ceci a t-il été mis en place ? Dans quelle mesure les formations de master et de doctorat se sont-elles améliorées et leur nombre a t-il augmenté ? Où la croissance a t-elle eu lieu ? Nous nous attardons sur les obstacles au développement de formations de master et de doctorat de qualité, en particulier ceux de recrutement et de rétention des étudiants, les efforts pour améliorer les qualifications des professeurs, la situation financière ainsi que la recherche et les publications. Plusieurs formations innovantes de master et de doctorat sont examinées. Finalement, nous proposons des recommandations pour la croissance et l’amélioration de la qualité des études de master et de doctorat, notamment raviver la culture de recherche, se concentrer sur la qualité de l’enseignement, et le besoin critique d’investissements majeurs dans des masters et doctorats de qualité.
    • Charting African Higher Education: Perspectives at a Glance

      Teferra, Damtew (International Network for Higher Education in Africa, 2014-08-01)
      Higher education in Africa is undergoing a transformation wrought by massive expansion, which has implications for every facet of the sector. What makes Africa’s growth unique is that it has seen a “flash flood” of growth with consequent implications that range from quality to funding, from governance to employment. Ironically, however, despite this massive growth, the system still remains the world’s least developed. This introduction to the International Journal of African Higher Education’s inaugural issue is intended to capture the state of higher education around the themes featured in this volume, based on recent as well as in-press sources. L’enseignement supérieur en Afrique connaît une transformation provoquée par une expansion massive, qui touche de nombreux aspects de ce secteur. Ce qui rend la croissance africaine unique, c’est sa rapidité qui engendre des conséquences qui vont de la qualité au financement, de la gouvernance au recrutement. Ironiquement, malgré cette croissance massive, le système reste le moins développé du monde. Cette introduction au premier numéro du Journal International sur l’Enseignement Supérieur en Afrique a pour objectif de présenter la situation de l’enseignement supérieur autour de thèmes abordés dans ce numéro. Cet article est basé sur des recherches récemment publiées ou encore sous presse.
    • Growth and Equity in Tertiary Education in Sub-Saharan Africa

      Darvas, Peter; Ballal, Sonali; Feda, Kedebe (International Network for Higher Education in Africa, 2014-08-01)
      This study represents a first report of a regional cross-country analysis of patterns in equity and growth in tertiary education in Sub-Saharan Africa. In it, we analyse country-level surveys and regional statistics to see how expansion affected equity, how equity is explained by household characteristics and other factors, and what the intrinsic characteristics of the tertiary education system are that influence equity. Data show that in many instances, Sub-Saharan African countries fall behind other regions in terms of equity; and whereas some policies, such as diversification and more equitable pre-tertiary education can help, more efforts and more effective policies need to be introduced to make the system more equitable. The report argues that growth itself will not necessarily lead to improved equity and more equitable access to tertiary education can help the sector in achieving its higher-level objectives, including its contribution to competitiveness and prosperity. Cette étude constitue le premier rapport d’une analyse de l’équité et de la croissance de l’enseignement supérieur en Afrique sub-saharienne. Nous analysons des enquêtes nationales et des statistiques régionales pour montrer la manière dont la croissance affecte l’équité, comment l’équité peut être expliquée par les caractéristiques des ménages ainsi que par d’autres facteurs et quels facteurs propres au système d’enseignement supérieur influencent l’équité. Les données montrent que, dans de nombreux cas, les pays d’Afrique sub-saharienne sont en retard par rapport à ceux d’autres régions en ce qui concerne l’équité. Tandis que certaines mesures politiques, comme diversifier l’enseignement supérieur ou rendre les enseignements primaire et secondaire plus équitables, peuvent aider, des efforts plus importants et des mesures politiques plus efficaces doivent être mis en place pour rendre le système plus équitable. Ce rapport soutient que la croissance ne conduira pas forcément à l’amélioration de l’équité et qu’un accès plus équitable à l’enseignement supérieur peut aider le secteur à atteindre ses objectifs les plus ambitieux, notamment contribuer à la compétitivité et la prospérité du pays et de la région.
    • Quality Assurance in Africa: Towards a Continental Higher Education and Research Space

      Shabani, Juma; Okebukola, Peter; Oyewole, Olusola (International Network for Higher Education in Africa, 2014-08-01)
      This article is a critical review of quality assurance in higher education in Africa with the purpose of identifying recent results, challenges still to be faced, and actions required to forcefully move towards the construction of an African higher education and research space (AHERS). The article identifies factors responsible for the decline in quality and proposes an integrated and holistic conceptual framework for analysing quality assurance. It reviews the various initiatives implemented in recent years and identifies, among the results, the establishment of new quality assurance agencies, the creation of a regional quality assurance system in East Africa, the strengthening of institutional development capacities, and capacity building in competencies-based curriculum reform. Challenges include the limited human capacity of quality assurance agencies, ineffectiveness in implementing harmonisation strategies, and the lack of tools required to compare qualifications. The article concludes with recommendations on promoting student and staff mobility to help realise the creation of AHERS. Cet article est une critique de l’assurance qualité de l’enseignement supérieur en Afrique. Il a pour objectif d’identifier les récentes études, les défis à relever, et les actions nécessaires pour provoquer la création d’un Espace Africain pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche (AHERS). Cet article identifie les facteurs à l’origine du déclin de la qualité et propose un cadre théorique holistique complet pour analyser l’assurance qualité. Il critique les différentes initiatives mises en place ces dernières années et s’attarde plus spécifiquement sur la fondation de nouvelles agences chargées de l’assurance qualité, la création d’un système régional d’assurance qualité en Afrique de l’Est, le renforcement des capacités de développement des institutions, et le développement des capacités nécessaires pour établir une réforme des programmes axée sur les compétences. La capacité humaine limitée des agences d’assurance qualité, l’inefficacité quant à l’implémentation des stratégies d’harmonisation et le manque d’outils pour comparer les diplômes font partie des difficultés majeures. Nous terminons cet article en encourageant la mobilité des étudiants et des professeurs pour provoquer la création d’un Espace Africain pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche.
    • Making Student Loans Work in Africa

      Johnstone, D. Bruce (International Network for Higher Education in Africa, 2016-03-19)
      Cost-Sharing—meaning the shift of a portion of the costs of higher education (including the costs of student living) that may once have been borne predominantly or even exclusively by governments, or taxpayers, to parents and students—has been deeply contested, but found to be financially necessary (and according to many analysts more equitable) in more and more countries, including in Sub-Saharan Africa. Student loans have been part of this process, allowing students the opportunity to invest in their own further educations, placing needed revenue in the hands of students supposedly at less cost to taxpayers than outright grants (presuming loan recovery), and providing colleges and universities (again presuming loan recovery) with revenue that would not be forthcoming from governments. However, African student loan programs have been largely unsuccessful at providing significant net revenue supplementation: that is, after covering the cost of capital as well as the costs of originating, servicing, and collecting plus covering the substantial costs of defaults. This essay analyzes some of these problems and suggests some principles for making student loans work better in Africa. Le partage des coûts – c’est-à-dire le transfert aux parents et étudiants d’une partie du coût de l’enseignement supérieur (y compris le coût de la vie), qui était auparavant pris en charge majoritairement ou même exclusivement par le gouvernement, ou plutôt les contribuables– a été fortement contesté mais est devenu nécessaire (et selon de nombreux analystes est plus équitable) dans un nombre croissant de pays, notamment en Afrique sub-saharienne. Les prêts étudiants font partie intégrante de ce processus, donnant aux étudiants l’opportunité d’investir dans leur propre éducation, en mettant les revenus nécessaires entre les mains des étudiants, en principe à moindre coût pour le contribuable que les bourses (en présumant le remboursement du prêt), et fournissant aux établissements d’enseignement supérieur (toujours en présumant le remboursement du prêt) des revenus qui ne proviennent pas des gouvernements. Cependant, les programmes de prêts étudiants en Afrique ont largement échoué à fournir d’importants revenus complémentaires, une fois couverts le coût du capital ainsi que les frais de dossier, de service, de collection, et le coût considérable des défauts de paiement. Cet essai analyse certains de ces problèmes et propose quelques principes pour que les prêts étudiants fonctionnent mieux en Afrique.
    • Shifting from Government Bursaries to a Loan Scheme in Higher Education: Exploring the Zambian Experience in Student Financial Aid

      Masaiti, Gift; Mwelwa, Kapambwe; Mwale, Nelly (International Network for Higher Education in Africa, 2016-03-19)
      One of the current critical issues in higher education in Africa and globally is about making student loans available in a sustainable and cost-effective manner. The argument is more complicated for Africa because of the complexities associated with loan schemes and the general austerity that African countries find themselves in. This article presents a case study and conceptualizes the scenario of shifting government bursaries to a student loan scheme in Zambia’s higher education sector. Based on student views (N=729) and international experience, the article presents student reactions to the announcement of the implementation of the loan scheme in Zambia. Other issues explored in detail include cost-effectiveness and sustainability, loan conditionalities and forms of assistance to poor students. The article also highlights, and provokes policymakers with, questions on student loan schemes based on international experience. These are related to the modalities of who bears the ultimate risks; when and how to make the recoveries; and difficulties associated with “means testing” for would-be beneficiaries. The article uses quantitative methodological perspectives, in which “descriptive statistics” and “factor analysis” are employed. The major finding is that Zambian students are not opposed to the introduction of the student loan scheme, instead they see it as a cost-effective way of assisting students from a vulnerable background. The article strongly recommends exploring in detail the situation in other countries, so that all strengths and weaknesses are identified and carefully considered, before implementing the scheme. Un des problèmes les plus importants pour l’enseignement supérieur aujourd’hui en Afrique et dans le monde est de mettre à disposition des étudiants des systèmes de prêts qui soient durables et rentables. Le débat est particulièrement compliqué en Afrique à cause de la complexité des systèmes de prêts et de l’austérité générale à laquelle sont confrontés les pays africains. Cet article présente une étude de cas : il conceptualise le changement d’un système de bourses étudiantes à un système de prêts étudiants en Zambie. Cet article s’appuie sur l’opinion des étudiants (N=729) et l’expérience internationale pour présenter la réaction des étudiants zambiens à l’annonce de la mise en place d’un système de prêts. Il explore aussi en détails les problèmes suivants : la rentabilité et la durabilité, les conditions d’accès et les aides financières disponibles pour les étudiants pauvres. En s’appuyant sur l’expérience internationale, cet article souligne par ailleurs, dans le but de provoquer les législateurs, les questionnements associés aux systèmes de prêts étudiants. Cela inclut notamment la question de la personne qui assume le risque final, de quand et comment assurer le remboursement et des difficultés associées à l’évaluation des ressources des futurs bénéficiaires. Cet article utilise une méthodologie quantitative, plus précisément il emploie des statistiques descriptives et une analyse factorielle. La principale conclusion de cet article est que les étudiants zambiens ne sont pas opposés à l’instauration d’un système de prêts étudiants : ils considèrent au contraire que c’est une manière rentable d’aider les étudiants issus de milieux vulnérables. Cet article recommande fortement d’analyser de manière détaillée la situation dans d’autres pays pour identifier et examiner attentivement les forces et les faiblesses des systèmes de prêts avant de mettre en place un tel dispositif en Zambie. 
    • Conceptualising External and Internal Quality Assurance in Higher Education: A Pragmatist Perspective

      Ansah, Francis (International Network for Higher Education in Africa, 2016-03-19)
      The traditional tension between external and internal quality assurance implementation in higher education appears to be declining, based on a rethinking of the relationship between the two concepts. Although there are quality assurance agencies that still consider external and internal quality assurance as separate entities, most quality assurance agencies now regard the two concepts as complementary. In this paper, a case is put that the present rethinking of external and internal quality assurance in most higher education settings is guided by pragmatism, but not explicitly acknowledged in the literature. For a better appreciation of pragmatists’ influence on the current understanding of the relationship between external and internal quality assurance in higher education, this paper provides a further pragmatist conceptualisation of the two concepts to enhance stakeholders’ appreciation of employing a pragmatist approach to quality assurance practices in higher education. The conceptualisation is done through a pragmatist analysis of selected international accounts on higher education quality assurance. The paper concludes that pragmatism helps to understand external and internal quality assurance as nested concepts with reciprocities of accountability and improvement roles, and influences which call for alignment of perspectives through negotiations and settlements in order to focus on their practical relevance for implementation in higher education. La tension traditionnelle entre l’implémentation de systèmes d’assurance qualité interne et externe dans l’enseignement supérieur semble s’affaiblir grâce à la reconsidération de la relation entre ces deux concepts. Bien qu’il existe des agences d’assurance qualité qui continuent à considérer les assurances qualité interne et externe comme deux entités distinctes, la plupart des agences considèrent désormais qu’elles sont complémentaires. Cet article soutient que la nouvelle manière de penser les assurances qualité interne et externe dans l’enseignement supérieur est guidée par un souci de pragmatisme mais est encore peu reconnue dans la littérature. Pour mieux apprécier l’influence des pragmatistes sur la compréhension actuelle de la relation entre les assurances qualité interne et externe, cet article offre une conceptualisation pragmatique approfondie de ces deux concepts dans le but d’augmenter l’appréciation des parties prenantes pour l’utilisation d’une telle approche. La conceptualisation proposée provient d’une analyse pragmatique d’un choix d’expériences internationales en matière d’assurance qualité pour l’enseignement supérieur. En conclusion, cet article affirme que le pragmatisme aide à comprendre les assurances qualité interne et externe comme des concepts imbriqués qui ont des rôles réciproques en ce qui concerne la responsabilisation du système et son amélioration. Ces rôles ainsi que l’influence exercée par ces deux types d’assurance qualité requièrent des négociations et accords, pour s’accorder sur les perspectives et pouvoir ensuite se concentrer pleinement sur la pertinence pratique de leur implémentation dans les systèmes d’enseignement supérieur. 
    • Engaging the African Academic Diaspora: How Ready Are Universities in Africa?

      Oanda Ogachi, Ibrahim (International Network for Higher Education in Africa, 2016-03-19)
      While academic discussions on the negative effects of intellectual brain drain have been widely documented in the literature, the recourse to the academic diaspora as a resource to revitalise higher education institutions in Africa is recent. This recent positive consideration of the academic diaspora has largely been driven by academics in the African Diaspora, a reaction to the increased visibility of the African Diaspora generally as an economic resource to develop Africa, as attested by the African Union’s recognition of the Diaspora as its 6th region. The persisting challenges to fully benefit from diaspora intellectual resources seem to lie on the lack of clear policy and thought from the African political and university leadership to embrace this alternative more sustainably. Equally lacking are detailed studies mapping the terrain of academic cultures within universities in Africa, and the readiness of African institutions to embrace the academic diaspora. This article attempts to provide such a perspective. The article reports data from a background study in which the author participated, regarding engagements between African Diaspora academics and African universities. The data is complemented by information gleaned from policy documents of universities in East Africa, to unravel their readiness to embrace the academic diaspora in terms of their strategies. Alors que les discussions académiques sur les conséquences néfastes de la fuite des cerveaux ont été largement documentées dans la littérature, le sujet du recours à la diaspora académique pour revitaliser l’enseignement supérieur en Afrique n’est apparu que récemment. Ce sont les universitaires de la diaspora africaine qui sont à l’origine de cette vision positive de la diaspora académique, une réaction à la reconnaissance croissante de la diaspora comme ressource économique pour le développement de l’Afrique. Ceci a été notamment attesté par l’Union Africaine qui a reconnu la diaspora comme sa sixième région. Le manque de politiques claires de la part des autorités politiques et académiques pour profiter plus durablement des ressources intellectuelles de la diaspora empêche cependant de bénéficier pleinement de cette possibilité. On manque également d’études détaillées sur la culture académique des universités africaines et sur leur volonté d’inclure la diaspora académique. Cet article propose une telle perspective. Il présente les données d’une étude de fond, à laquelle l’auteur a participé, sur les interactions entre les universitaires de la diaspora africaine et les universités africaines. Ces données sont complétées par des informations glanées dans les documents stratégiques d’universités de l’est africain, pour déterminer leur volonté d’inclure la diaspora académique dans leur stratégie. 
    • Engineering Education in Sub-Saharan Africa: Quest for Quality

      Mohamedbhai, Goolam (International Network for Higher Education in Africa, 2016-03-19)
      Africa has huge potential for growth and development and its youthful population and abundant natural resources are key aspects that need to be fully exploited. Engineering is one area that requires specific attention as it provides highly skilled personnel for industrial development. Through essentially desktop research, this paper surveys the challenges that Sub-Saharan Africa faces in promoting engineering, such as lack of engineering capacity, shortage of engineering technicians, poor quality and relevance of educational provision, lack of human and financial resources, and poor linkages with industry. The paper then identifies several regional initiatives to address some of these challenges. Most of these are fairly recent and have yet to develop, and while several of them encourage harmonisation of approaches and collaboration among African institutions, hardly any place emphasis on university-industry linkages. Accreditation of engineering qualifications in Africa is key to improving the quality of the awards. Only a few African countries have established a really robust accreditation system for engineering qualifications. This paper suggests that these countries should take the lead in assisting the other countries, on a sub-regional basis, to improve their accreditation system, the ultimate goal being to establish a Pan-African engineering accreditation system. L’Afrique a un immense potentiel de croissance et de développement; sa jeune population et ses abondantes ressources naturelles en sont des aspects clés qui doivent être pleinement exploités. L’ingénierie est un domaine qui requiert une attention particulière puisqu’il permet de former du personnel hautement qualifié dans le but de développer l’industrie. Basé sur une recherche informatique, cet article analyse les défis rencontrés par l’Afrique sub-saharienne dans sa promotion de l’ingénierie – notamment le manque de capacité dans le domaine, la pénurie d’ingénieurs techniciens, l’enseignement inadapté et de médiocre qualité, le manque de ressources humaines et financières ainsi que le manque de liens avec l’industrie. Cet article identifie ensuite plusieurs initiatives régionales qui tentent de remédier à ces problèmes. La plupart sont récentes et ont encore besoin de se développer. Tandis que certaines de ces initiatives encouragent l’harmonisation des approches et la collaboration entre les institutions africaines, peu mettent l’accent sur les liens entre l’université et l’industrie. L’accréditation des diplômes d’ingénieur en Afrique est aussi essentielle pour améliorer la qualité de la formation. Seuls quelques pays africains ont réussi à mettre en place un système d’accréditation rigoureux pour les diplômes d’ingénieur. Cet article propose que ces pays jouent un rôle moteur à l’échelle sous-régionale et aident les autres pays à améliorer leur système d’accréditation – l’objectif ultime étant la mise en place d’un système d’accréditation panafricain pour les études d’ingénierie. 
    • Main Features and Challenges of Implementing Internal Quality Assurance Within African Higher Education Institutions: The Case of Eduardo Mondlane University

      Zavale, Nelson Casimiro; Santos, Luisa Alcantra; da Conceição Dias, Maria (International Network for Higher Education in Africa, 2016-03-19)
      Founded in 1962, Eduardo Mondlane University (UEM), Mozambique’s largest and most prestigious university, established an Internal Quality Assurance (IQA) system for the first time in 2013. Based on UEM’s case, this paper examines the features and challenges faced when implementing an IQA system within African higher education institutions. Literature on higher education quality assurance has widely examined the features of, and challenges faced by national QA systems, or by a QA system established across several higher education institutions (HEIs). However, this literature has rarely targeted single HEIs, particularly (African) HEIs that are establishing, for the first time, their IQA systems. Besides, even when IQA at a single HEI is targeted, this is often done by outsiders. Based on reflection-in-action and reflection-on-action, this paper addresses the perspectives of both insiders and outsiders. The authors analyse a system that they have been involved in establishing. The paper’s findings enable to conclude that the main challenges of implementing an IQA system in an African HEI are associated with linking QA to decision-making and to a funding strategy; training human resources and allocating funds for the system to operate and to be sustainable; enabling the system to be assimilated by the university community; and defining measurable and objective quality standards to enable unbiased performance classification. Fondée en 1962, l’Université Eduardo Mondlane (UEM), la plus grande et la plus prestigieuse université du Mozambique, a créé pour la première fois en 2013 un système interne d’assurance qualité (IAQ). A partir de l’étude du cas de l’UEM, cet article examine les caractéristiques et les défis qui attendent les institutions d’enseignement supérieur africaines qui désirent implémenter un IAQ. La littérature sur l’assurance qualité de l’enseignement supérieur a largement examiné les caractéristiques des systèmes nationaux d’AQ (ou de systèmes communs à plusieurs institutions), et les défis auxquels ils sont confrontés. Elle s ‘est cependant rarement concentrée sur des cas uniques d’institutions, notamment des institutions (africaines) qui ont créé pour la première fois leur propre IAQ. Par ailleurs, même quand elle s’attarde sur une institution en particulier, l’analyse est souvent effectuée par des personnes étrangères à l’institution. Fondé sur la réflexion dans l’action et la réflexion sur l’action, cet article présente les perspectives de personnes internes et étrangères à l’établissement. Il permet de conclure que les principaux défis à affronter lors de l’établissement d’un IAQ sont dus à la difficulté de lier l’AQ à la prise de décision et à une stratégie de financement ; à la formation des ressources humaines et l’allocation des fonds nécessaires pour que le système fonctionne et perdure ; à l’assimilation du système par la communauté universitaire ; et à la définition de standards de qualité mesurables et objectifs pour permettre une classification de la performance impartiale. 
    • What Changed after “Peril and Promise”? An Analysis of Higher Education in Developing Countries

      Varghese, N.V. (International Network for Higher Education in Africa, 2016-12-22)
      “Peril and Promise” (Task Force, 2000) was published when higher education in developing countries was under great stress and strain. The sector received only peripheral reference in development discourses, no priority in resource allocations, and low returns on investments. The higher education sector in developing countries was growing slow and gross enrollment ratios (GERs) were low.This article attempts to analyze the transformation of the sector in the period after “Peril and Promise:” its revival; new forms of globalization; the move away from government funding and control and the ascent of private providers; the sector’s successful survival of severe global economic crises; and new forms of government and management.---« Péril et promesse » (Groupe de Travail sur l’Enseignement Supérieur et la Société, 2000) fut publié alors que l’enseignement supérieur subissait une importante pression et était mis en difficulté. Le secteur n’était mentionné qu’en annexe dans les discours sur le développement, ne bénéficiait d’aucune priorité dans les attributions de ressources et ne recevait que de faibles retours sur investissements. La croissance du secteur de l’enseignement supérieur dans les pays en voie de développement était lente et le taux brut de scolarisation (TBS) bas.Cet article cherche à analyser la transformation du secteur durant la période qui a suivi la publication de “Péril et promesse” : son renouveau, les nouvelles formes de mondialisation, la réduction des financements gouvernementaux et du contrôle gouvernemental couplé à l’ascension des prestataires privés, la survie remarquable du secteur face à de sévères crises économiques mondiales, et l’apparition de nouvelles formes de gouvernement et de gestion.
    • Scholarly Knowledge: At an Inflection Point?

      Prewitt, Kenneth (International Network for Higher Education in Africa, 2016-12-22)
      In the rapidly expanding sector of higher education worldwide, high quality research is disproportionately produced by a small number of research-intensive universities, probably no more than 400 worldwide. These universities are experiencing major changes, spurred by new technologies and data sources from those technologies, by the commercialization in the “knowledge economy” and competition from the for-profit private sector, and of course by opportunities and pressures of globalization itself. The phase we are in is further shaped by changes in how the state and the market set research priorities, partly by creating an accountability regime tied to timely and measurable contributions of products, services, and policies.Where does Africa fit in? It does not have competitive research-intensive universities. It does have high quality individual researchers. The author argues that its strength lies in robust regional research collaborations, coupled with serious engagement with stakeholder platforms including government, commerce, and NGOs.---Dans le secteur de l’enseignement supérieur mondial à l’expansion rapide, la recherche de grande qualité est produite disproportionnellement par un nombre restreint d’universités fortement axées sur la recherche, dont le nombre ne s’élève probablement pas à plus de 400 dans le monde entier. Ces universités sont en train de connaître des changements majeurs, déclenchés par les nouvelles technologies et les sources de données émanant de ces technologies, par la commer-cialisation dans l’ « économie du savoir » et la compétition provenant du secteur privé lucratif, et bien entendu, par des opportunités et des pressions créées par la mondialisation elle-même. La phase que nous traversons est, qui plus est, caractérisée par le changement de la manière dont l’état et le marché établissent les priorités de la recherche, partiellement en créant un régime où les instituions doivent rendre des comptes, un régime lié aux contributions opportunes et mesurables de produits, de services et de politiques.Dans ce contexte, où l’Afrique trouve-t-elle sa place ? Elle n’a pas d’universités compétitives axées fortement sur la recherche. Elle possède, néanmoins, des chercheurs individuels de grande qualité. L’auteur estime que sa force repose sur des partenariats de recherche régionaux solides, couplés à des engagements sérieux pris envers des parties prenantes comme le gouvernement, le milieu du commerce et les ONG.
    • Editorial

      Teferra, Damtew (International Network for Higher Education in Africa, 2016-12-22)
      Editorial
    • Looking Back on the Lessons of “Higher Education and Developing Countries: Peril and Promise”— Perspectives on China and India

      Bloom, David E; Altbach, Philip G; Rosovsky, Henry (International Network for Higher Education in Africa, 2016-12-22)
      In 2000, the independent Task Force on Higher Education and Society published “Higher Education in Developing Countries: Peril and Promise” with the support of the World Bank and UNESCO. The report highlighted the actual and potential contribution of quality higher education to social, economic, and political development. It identified key obstacles to realizing that potential, and various strategies and tools for circumventing those obstacles. “Peril and Promise”’s most important contribution was to relegitimize higher education in the development dialogue—at a time when donor and governments attention and funding focused primarily on primary and secondary education: “Education for All.” It articulated several key recommendations to the higher education sector in developing countries, faced with dramatic massification. This article aims to revisit the main messages of the report, through the lens of a comparative case study of recent changes in higher education in China and India.---En 2000, le groupe indépendant de travail sur l’Enseignement Supérieur et la Société publia « L’Enseignement supérieur dans les pays en voie de développement : Péril et promesse » avec le soutien de la Banque Mondiale et de l’UNESCO. Le rapport mit en valeur la véritable contribution qu’un enseignement supérieur de qualité pourrait apporter au développement social, économique et politique. Ses auteurs identifièrent les obstacles majeurs à la réalisation de ce potentiel, et les stratégies variées ainsi que les outils nécessaires pour contourner ces obstacles. La plus importante contribution de « Péril et Promesse » fut de légitimer à nouveau la place de l’enseignement supérieur au sein du discours sur le développement, à une époque où l’attention des donateurs et des gouvernements, ainsi que les financements, se dirigeaient essentiellement vers l’enseignement primaire et secondaire, à l’instar du projet « Education pour tous ». Le rapport articulait plusieurs recommandations clés pour le secteur de l’enseignement supérieur dans les pays en voie de développement, en proie à une massification dramatique. Cet article a pour objectif de revisiter les principaux messages de ce rapport à travers le prisme d’une étude de cas comparative des récents changements observés dans l’enseignement supérieur en Chine et en Inde.
    • Peril and Promise: a Decade Later

      Salmi, Jamil (International Network for Higher Education in Africa, 2016-12-22)
      This paper examines the impact of the path-breaking 2000 report entitled “Higher Education in Developing Countries: Peril and Promise,” which called for scaling up investment in tertiary education and research as a key vehicle to equip developing countries with the knowledge and qualified manpower needed to fight poverty and accelerate economic growth. Written by a distinguished group of independent experts with financial support from several donor agencies, the report had a major influence on the policies of developing countries and the type of interventions that donor agencies fund to accompany the tertiary education development of these nations. The article also reviews major global changes in the context and content of higher education, the “quiet revolution” of quality assurance, the impact of disruptive factors such as the financial crisis, the technological revolution, the “excellence initiatives” in several countries, and gives recommendations on how to move forward.---Cet article examine l’impact du rapport révolutionnaire publié en 2000 et intitulé « L’Enseignement supérieur dans les pays en voie de développement : Péril et promesse », qui préconisait un accroissement de l’investissement dans l’enseignement supérieur et la recherche comme vecteur essentiel pour munir les pays en voie de développement du savoir et de la main d’œuvre qualifiée nécessaires pour lutter contre la pauvreté et accélérer la croissance économique. Rédigé par un groupe distingué d’experts indépendants, avec le soutien financier de plusieurs organismes donateurs, le rapport eut une influence majeure sur les politiques des pays en voie de développement et le type d’interventions que les organismes donateurs financent pour accompagner le développement de l’enseignement supérieur de ces nations. Cet article passe en outre en revue les principaux changements mondiaux dans le contexte ainsi que dans le contenu de l’enseignement supérieur - la « révolution tranquille » de l’assurance qualité, l’impact de facteurs disruptifs tels que la crise financière, la révolution technologique, les « initiatives d’excellence » dans plusieurs pays - et donne des recommandations sur comment aller de l’avant.
    • Higher Education in Developing Countries: Peril and Promise, a Decade and a Half Later: Development Lost?

      Halvorsen, Tor (International Network for Higher Education in Africa, 2016-12-22)
      The author of this article argues that the Task Force behind the Peril and Promise report created a document that represents a silent compromise between what he calls “UNESCO values” and what is seen as “World Bank values.” In the years after the report was written, development has been mostly shaped by WB values. The question is raised whether this is partly due to a weakening of UNESCO as an oppositional force to the hegemonic trend of neoliberalism and academic capitalism.In conclusion, the article advocates that we need to opt again for a development of universities based on UNESCO values. We have to engage in an analytical evaluation of the present hegemony of academic capitalism, and argue more strongly for the alternative: higher education and research as part of culture and the public space, and as a precondition for strengthening democracy through academic freedom.---L’auteur de l’article soutient que le Groupe de Travail responsable du rapport « Périls et Promesses » a réalisé un document qui représente un compromis tacite entre ce qu’il appelle “les valeurs de l’UNESCO” et ce que l’on considère comme “les valeurs de la Banque mondiale”. Dans les années qui ont suivi la publication du rapport, le développement a été principalement influencé par les valeurs de la Banque mondiale. La question posée ici est de savoir si ceci serait dû en partie à un affaiblissement de l’UNESCO en tant que force d’opposition à l’hégémonie croissante du néolibéralisme et du capitalisme académique.En conclusion, l’article préconise de remettre les valeurs de l’UNESCO à la base du développement des universités. Il faut entreprendre un examen analytique de l’hégémonie actuelle du capitalisme académique, et soutenir plus vigoureusement le modèle alternatif : l’enseignement supérieur et la recherche comme parties intégrantes de la culture et de l’espace public, et comme condition préalable au renforcement de la démocratie par le biais de la liberté académique.