Philonsorbonne : revue de l'École doctorale de philosophie de l'université Paris 1 is the Doctoral School of Philosophy of Paris I Pantheon-Sorbonne University's journal, created in partnership with the "Publications de la Sorbonne". Its main purpose is to publish papers written by Master Students or PhD students, choosen for their excellence, and, should such be the case, experienced researchers's works, namely those of the guest professors who participate to the Doctoral School of Philosophy's activities. Its aim is to help young searchers to make their works known and to show the scope of activities of the Doctoral School and its different components in the fields of Ancient and Modern History of Philosophy, Contemporary Philosophy, Logic, History and Philosophy of Sciences, Moral and Political Philosophy, Philosophy of Art and Aesthetics.

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The Globethics.net library contains articles of Philonsorbonne as of no. 1(2006/2007) to current.

Recent Submissions

  • La notion de peuple chez François de La Mothe Le Vayer et Gabriel Naudé : l’articulation entre le sens commun, les opinions vulgaires et la publicité du savoir dans la pensée libertine du XVIIe siècle

    PEREZ-PARFAIT, Ambre (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    Introduction Je considère premièrement combien ceux-là se peuvent tromper, qui prennent le sens commun pour le bon, et les plus vulgaires opinions pour les meilleures de toutes. Comme s’il n’y avait rien de plus commun que d’errer ? Comme s’il était rien de plus sot que la multitude ? Et comme si le grand chemin n’était pas celui des bêtes ? C’est en ces termes que François de La Mothe Le Vayer traite les thèmes du « sens commun » et du « bon sens » dans son opuscule Petit traité sceptique s...
  • Lumière au fond du puits ? Deschamps et le problème de la vérité

    BROSSARD, Pierre (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    Qui peut savoir ? Tout le monde, répondra-t-on ; c’est que, « si tous n’ont pas dans le fait également d’esprit, tous du moins en ont également en puissance, c’est-à-dire aptitude à en avoir ». De l’inégalité réelle des connaissances, on se gardera bien alors de conclure à l’inégalité naturelle du pouvoir de connaître. Mais on pourrait aussi bien répondre : personne. Car le Philosophe voit que la plupart des hommes n’a guère cure des questions qu’il se pose – qu’en est-il de Dieu, de l’être, ...
  • L’usage féminin du savoir : plaisir de l’étude et émancipation chez Poulain de la Barre et Émilie du Châtelet

    RAYMOND, Clément (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    Introduction (a) Ce que les femmes peuvent savoir : enjeux épistémiques et politiques Déterminer ce que les femmes sont capables de connaître et ce qu’il est bon qu’elles connaissent : voilà un enjeu qui traverse les textes qui composent la Querelle des femmes. Il relève évidemment de la théorie de la connaissance : la puissance rationnelle des femmes est-elle de même nature et de même étendue que celle des hommes ? Certains caractères réputés féminins (la sensibilité, un certain tempérament...
  • La nature comme principe dans le Traité des sensations de Condillac : des premiers motifs de l’analyse à la constitution des corps

    GOUGET, Marion (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    Le Traité des sensations de Condillac, à travers la fiction d’une statue constituée comme nous dont on activerait successivement les sens, doit manifester la genèse de toutes nos facultés et connaissances à partir de la seule sensation qui se transforme différemment. Or, cette genèse semble s’adosser à une nature, comprise comme la conformation de nos organes, fournissant à la fois un moteur et un ordre à cet apprentissage. Cette notion de nature semble ainsi constituer un résidu d’innéité au cœur de l’entreprise génétique radicale de Condillac.
  • Sade et la valorisation de l’indifférence : le paradoxe de la tolérance libertine

    BILATE, Danilo (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    Il s’agit de présenter la façon dont Sade valorise l’indifférence. Pour cela, nous réfléchirons au rôle de la nature en tant que critère axiologique et, comme son corollaire, au rôle de l’égoïsme en tant que force motrice de l’homme. C’est à partir de la caractérisation sadienne de la nature que nous pouvons également nous demander quelle est la fonction de l’indifférence et son rapport avec la tolérance.
  • « Qui peut savoir ? » : Théories de la connaissance et théories politiques aux XVIIe et XVIIIe siècles ‒ Présentation du dossier

    MESSERLÉ, Jordan; ROUQUAYROL, Louis (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    Ce dossier interroge les tensions, aux XVIIe et XVIIIe siècles, qui naissent de la rencontre de ce que la philosophie a coutume d’appeler théorie politique et théorie de la connaissance. Sous le titre « Qui peut savoir ? », il interroge le passage problématique d’une théorie de l’esprit humain à des propositions de réformes institutionnelles (par exemple, ces théories permettent-elles de penser un égal droit à l’éducation ? Quelles connaissances est-il utile de diffuser et selon quels critères ? etc.). Les contributions qui composent ce dossier soulignent en particulier que l’idée d’une connaissance en droit accessible à tous les esprits s’accompagne rarement de l’idéal d’une diffusion universelle de la connaissance : encore faut-il concilier l’analyse gnoséologique avec celle de théories politiques aux enjeux normatifs spécifiques.
  • Le critère de démarcation de Popper et la thèse de Duhem-Quine

    CABOT, Youri (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    L’intuition fondamentale de Popper est que les théories scientifiques se distinguent de toutes les autres formes de spéculation par le fait qu’elles sont falsifiables. Pourtant, la thèse de Duhem-Quine soutient, sous sa forme la plus radicale, qu’une proposition scientifique peut être maintenue quelles que soient les observations effectuées. Nous proposons ici de passer en revue les différentes manières dont Popper a défendu son critère de falsifiabilité contre la thèse de Duhem-Quine.
  • Les bienfaits politiques de l’ignorance : les pauvres et l’économie du savoir chez Bernard Mandeville et Jacques Necker

    MESSERLÉ, Jordan (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    Introduction – De la nature de l’esprit à la nature de l’ordre social Je souhaiterais souligner que le XVIIIe siècle est le foyer d’un renversement dans l’intrication de ce que nous avons appelé « théorie de la connaissance » et « théorie politique ». Les recherches sur le fonctionnement de l’esprit pouvaient, jusqu’alors, servir d’instruments critiques contre l’essentialisation des différences sociales. En insistant sur l’unicité de la nature humaine, elles élucidaient l’artificialité de pr...
  • Les Lumières et la défense de la liberté du travail

    MESSERLÉ, Jordan (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    Cet article, par l’étude des critiques philosophiques et économiques des corporations dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, entend préciser la nature de ce que Steven Kaplan a pu appeler un « libéralisme des Lumières ». Sans que l’on puisse parler d’une théorie politique unanimement partagée, la guerre contre les privilèges corporatifs sert de creuset à trois éléments théoriques qui innerveront la pensée libérale postérieure. En premier lieu, une critique de l’action politique qui risque toujours de desservir l’intérêt de la société. En second lieu, une tentative de déduction de la liberté du travail à partir d’une philosophie des droits de l’individu. Enfin, une justification de la structure inégalitaire de la société qui complète les insuffisances de cette philosophie des droits.
  • Année 2020-2021

    ASCÁRATE, Luz; BILATE, Danilo; BROSSARD, Pierre; CABOT, Youri; GOUGET, Marion; GUERPILLON, Louis; MESSERLÉ, Jordan; PEREZ-PARFAIT, Ambre; RAYMOND, Clément; ROUQUAYROL, Louis (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
  • Théorie politique et théorie de l’idée chez Wolff et Kant

    GUERPILLON, Louis (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    Le projet des Lumières est solidairement intellectuel et politique : la problématique de la constitution du savoir n’y est pas dissociable de celle de sa diffusion. Kant, lorsqu’il s’attache à en résumer l’esprit, souligne vigoureusement que la critique de la censure, au nom de la libre diffusion des idées dans l’espace public, n’a rien d’un à-côté que l’on pourrait subordonner à la formation préalable de ces idées par-devers soi. C’est à travers la possibilité de les publier, en tant donc qu...
  • La diffusion des connaissances métaphysiques est-elle un danger pour le sens commun ? Lecture de Descartes

    ROUQUAYROL, Louis (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    I. La science, la fin des études et l’inégalité des esprits Dans un livre qui devait fortement impressionner l’Europe savante au XVIIe siècle, le médecin espagnol Juan Huarte exposait, sous forme de « dures sentences » (duras sentencias), les trois « conclusions » auxquelles sa réflexion l’avait conduit : la première, de nature parfaitement métaphysique, stipulait qu’à chaque homme échoit par nature et par suite du péché originel une unique disposition d’esprit ; la seconde avançait qu’« à ch...
  • Émancipation et idéologie. La phénoménologie de Ricœur à l’épreuve de la Théorie critique

    ASCÁRATE, Luz (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2021-02-03)
    Nous nous situons d’emblée dans la tradition de la Théorie critique, afin de proposer une définition de l’émancipation en guise de corrélat d’une critique sociale d’orientation constitutive. Nous montrerons que l’approche phénoménologique du social dans la philosophie de Ricœur a pour objectif d’orienter ainsi la critique. Les premières générations de la Théorie critique ont inspiré Ricœur en ce qui concerne la mise en relation des notions d’idéologie et d’émancipation. Mais grâce à son héritage husserlien, il traitera le phénomène de l’idéologie à partir de l’expérience de la subjectivité en tant que fondement de l’imaginaire social du point de vue constitutif. Nous soutenons que cette perspective phénoménologique constitue un précieux apport pour la toute dernière génération de l’École de Francfort.
  • Les usages de la sagesse divine en physique dans l’œuvre de G.W. Leibniz

    HAYASHI, Takuya (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2020-03-21)
    La notion de sagesse divine est une notion relativement méconnue malgré son importance. Leibniz soutient avec insistance qu’il faut bien l’utiliser en philosophie, et surtout en physique. Mais, s’il s’agit là d’une notion théologique, quels usages philosophiques peut-on lui assigner ? Afin donc de répondre à cette question, l’article entend montrer l’évolution de l’idée de sagesse et son rôle accru dans la métaphysique et la physique chez Leibniz.
  • Négation et fausseté : le Sophiste de Platon et le Tractatus de Wittgenstein

    SUN, Yu-Jung (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2020-03-21)
    Le Tractatus logico-philosophicus est l’ouvrage qui démarque la pensée de Wittgenstein de celle de ses contemporains pour la première fois. Cette œuvre a réussi à complètement bouleverser le paysage de la philosophie du langage de son époque, car elle met en question la conception de la vérité sur laquelle la philosophie du langage se fonde depuis Aristote, à savoir : la conception d’une vérité-correspondance. La question qui fascine et qui continue de fasciner Wittgenstein après le Tractatus...
  • Mourir pour des idées : Descartes, le martyr et la règle générale de vérité

    ROUQUAYROL, Louis (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2020-03-21)
    Dès les Objections aux Méditations métaphysiques, la règle générale de vérité est jugée insuffisante. Après une réflexion sur l’opiniâtreté, la figure du faux martyr survient qui, bien qu’il meure pour une opinion qu’il pense concevoir très clairement, n’en reste pas moins dans l’erreur. Deux problèmes se posent alors à Descartes, qu’il semble a priori difficile de résoudre en même temps. D’une part, il s’agit de dénouer le rapport entre témoignage de la vérité et martyre ; d’autre part, il faut délivrer de nouvelles marques extérieures qui permettent d’attester que quelqu’un est en possession d’une idée claire et distincte. Ce que permet l’intervention d’une autre figure : celle du sage, seul à même de mettre en œuvre la règle générale de vérité. Ce faisant, on réévalue le prétendu « subjectivisme » de cette règle.
  • Doctorales 2019

    Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2020-03-21
    Résumés des interventions données au cours des Doctorales de Philosophie organisées à la Sorbonne pour l’année 2018-2019 Avec les participations de : Angela Beatriz Avalos, Sylvain Bosselet, Sonia Boussange-Andrei, Ulysse Chaintreuil, Baptiste Cornardeau, Sidiki Dosso, Iris Douzant, Mathieu Eychenié, Axel Fouquet, Quentin Gailhac, Nicolas Lema Habash, Clémence Masson, Marie Michon, Anca Mihalache, Manfredi Moreno, Nicolas Pastor, Perceval Pillon, Louis Rouquayrol, Pierre de Saint-Phalle, Joseph Sanki Kongolo, Abir Taha-Audi, Anne Texier et Mélanie Zappulla.
  • « Aux limites du sens : usages de Wittgenstein » – Présentation du dossier

    DURAND, Émeline; FRÈREJOUAN, Mathieu; SUN, Yu-Jung (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2020-03-21)
    Si l’œuvre de Ludwig Wittgenstein a changé le visage de la philosophie au vingtième siècle, son influence se fait sentir aujourd’hui au-delà des cercles spécialisés de la philosophie analytique. Une inspiration wittgensteinienne se découvre dans des champs de la philosophie contemporaine en apparence très éloignés des intentions initiales de sa pensée. Elle se manifeste par la reprise de certains concepts wittgensteiniens – forme de vie, jeu de langage, non-sens –, mais aussi par une certaine conception, souvent critique, de la pratique philosophique. Le présent dossier, fruit d’une journée d’études qui s’est tenue en octobre 2018 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, se penche sur ces approches qui « font usage » de Wittgenstein sur des terrains où on ne l’attendait pas. Les trois domaines retenus à titre d’exemple – les études en philosophie antique, la psychopathologie, la philosophie de la religion – et la thématique qui les rassemblent – la confrontation de la pensée aux limites du sens, c’est-à-dire à l’échec de l’analyse logique et de la compréhension ordinaire – montrent la fécondité d’un dialogue contemporain avec l’œuvre de Wittgenstein.
  • « Mehr als Gleichnis ». Langage religieux et métaphore chez Wittgenstein et Rosenzweig

    DURAND, Émeline (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2020-03-21)
    Dans un fragment de 1922 intitulé « Von den Gleichnissen », Kafka demande ce que signifie faire connaître un sens au moyen de paraboles. Celles-ci se révèlent inapplicables à la vie de tous les jours, dans la mesure où elles visent « quelque au-delà légendaire » (irgendein sagenhaftes Drüben), « quelque chose que nous ne connaissons pas », et que l’auteur de la parabole est lui-même incapable de décrire plus précisément, de sorte que la parabole constitue l’unique accès à ce sens qui est le s...
  • Délire, croyance et non-sens

    FRÈREJOUAN, Mathieu (Publications de la SorbonnePhilonsorbonne, 2020-03-21)
    Un débat récurrent en philosophie de l’esprit est de savoir comment le délire, tel qu’il est décrit dans le Syndrome de Capgras, peut être considéré comme une « croyance », alors même qu’il contredit nos normes de rationalité. Notre propos dans cet article sera de montrer, à partir des derniers écrits de Wittgenstein, que si le délire est contraire à ce qui est certain, alors il ne doit pas être considéré comme une croyance mais comme un non-sens. Cependant, cela ne signifie nullement, comme on le croit parfois, que l’on doive alors réduire le délire à un simple « acte de langage vide ». En effet, si l’on ne peut dire du sujet délirant qu’il « croit ce qu’il dit », il n’en reste pas moins que, piégé par l’illusion grammaticale constitutive du non-sens, il peut « croire qu’il croit ce qu’il dit ». Et c’est précisément cette illusion consistant à « croire que l’on croit » qui distingue le délire de l’acte de langage vide et lui confère l’apparence d’une croyance authentique.

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