ThéoRèmes (Enjeux des approches empiriques des religions) has as its vocation to propose original works in the sciences of religions, be it in anthropology, sociology, psychology or cognitive sciences, but which always have a reflexive scope. Published online and in free access, it presents the current research in the francophone university but also in English. ThéoRèmes - Revue scientifique à l'intersection des sciences des religions, de la philosophie de la religion et de l'épistémologie. ThéoRèmes publie des dossiers thématiques et des articles au fil de l'eau classés par catégories. ThéoRèmes a pour vocation de proposer des travaux originaux en sciences des religions, que ce soit en anthropologie, sociologie, psychologie ou sciences cognitives, mais qui toujours possèdent une portée réflexive. Publiée en ligne et en accès libre, elle présente les recherches en cours dans l'université francophone mais aussi de langue anglaise. Elle contribue, à ce titre, à la communication scientifique sur l'étude du religieux et représente une base de données et de rencontres théoriques.

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The Globethics.net library contains articles of Teología y Vida as of vol. 41(2000) to current.

Recent Submissions

  • La critique libertine de la religion : mécanismes de formation des croyances et psychologie des masses

    Schino, Anna Lisa (Institut romand de systématique et d’éthiqueThéoRèmes, 2016-12-29)
    Les libres penseurs de l’âge classique développent des réflexions singulières sur le thème de la religion, en particulier sur la façon dont naissent les religions et sur les mécanismes selon lesquels elles se répandent. Dans leurs pages, la religion se présente sous deux aspects : en premier lieu, comme le produit des passions et de la crédulité de l’homme et, en second lieu, sous l’angle de son utilisation par des législateurs qui ont trompé les hommes pour fonder de nouvelles sociétés et de nouveaux empires. On retrouve un développement de la réflexion libertine sur la religion dans les pages de Thomas Hobbes, où l’origine de la religion est la même (passions, crédulité, croyance en les démons), mais où sa fonction est très différente.
  • From Oblivion to Judgment

    Shilo, Amit (Institut romand de systématique et d’éthiqueThéoRèmes, 2014-03-04)
    How does the afterlife affect ethical and political considerations in this life when a culture has no unified religious dogma? This article focuses on the afterlife as an uncertain “elsewhere” invoked to rethink political imperatives in specific Ancient Greek literary and philosophical texts. First, it uncovers the political implications of radically divergent notions of the afterlife in both Aeschylus’s Oresteia and Sophocles’s Antigone—from nothingness, to continuation in a society of souls below, to ethical judgment by a divinity—significant examples of which have been neglected. It then follows out the almost congruent diversity of afterlife notions in Plato’s Apology and Phaedo. By examining how Socrates uses “unbelief” (apistia, among other words) concerning the afterlife to interrogate ethics and politics, this article gives a fresh perspective on the structure of debate in the Phaedo. The very emphasis on “unbelief,” however, demonstrates that the dialogue itself may not present Socratic views as definitive.
  • La profanation du montage

    Hildebrandt, Toni (Institut romand de systématique et d’éthiqueThéoRèmes, 2017-01-23)
    Cet article examine les liens entre, pour l’aspect technique, le plan séquence et le montage, et, pour l’aspect philosophico-historique, la vie quotidienne et la politique mondiale, du point de vue d’une profanation capable de désamorcer la puissance et avec une attention particulière portée à l’unique film expérimental de Pasolini : La sequenza del fiore di (1968). Ce court métrage n’a pas seulement un statut spécial dans la filmographie de Pasolini, il marque aussi un tournant du tragique vers un ton comique/pessimiste de son cinéma profanateur. Cet article révèle aussi une réception inattendue de Heidegger, par l’intermédiaire du marxisme heideggerien de Karel Kosik et d’une conception benjaminienne du profane fondée sur l’idée de bonheur.
  • Salut extrinsèque et salut intrinsèque chez Georg Simmel

    Bourquin, Gilles (Institut romand de systématique et d’éthiqueThéoRèmes, 2016-06-16)
    L’auteur présente certains éléments de la philosophie de la religion de Georg Simmel qu’il inscrit dans une histoire du protestantisme libéral. Plus précisément, il s’intéresse à la conception simmélienne du salut, qu’il voit comme l’« extrême limite » de la tendance subjectiviste de la théologie libérale : le salut ne reposerait plus que sur l’âme elle-même. La position confine au solipsisme et conduit finalement à une aporie, reconnue, selon l’auteur, par Simmel lui-même. L’étude de cette position finalement aporétique offre néanmoins une introduction stimulante dans les débats internes au néo-protestantisme dans l’Allemagne wilhelmienne, en une période de « crise des valeurs » et du religieux.
  • Du christianisme comme « expérience de conflit »

    Kisukidi, Nadia Yala (Institut romand de systématique et d’éthiqueThéoRèmes, 2013-11-13)
    Le roman de Valentin Mudimbe, Entre les eaux (1973), présentifie singulièrement les conflits symboliques et spirituels liés à la présence d’un christianisme missionnaire en Afrique. L’option du roman, accompagnant les orientations épistémologiques traversant les écrits théoriques de Mudimbe, tend à dessiner, à travers l’usage du matériau littéraire, une voie de sortie de l’aliénation qui n’est pas centrée de manière exclusive sur la question éthico-politique de la reconnaissance. Au-delà d’une analyse de l’expérience de l’écart ou de la problématique de l’invention du langage, cette proposition de lecture du roman Entre les eaux vise à cerner comment à partir de la question irrésolue d’un conflit symbolique, peuvent s’élaborer, en situation postcoloniale, des pratiques et des pensées de la libération, affectant les sujets et participant à leur constitution.
  • Une ontologie du commandement ?

    David, Hugo (Association de la revue ThéoRèmesThéoRèmes, 2017-09-28)
    On s’intéresse dans cet article à la contribution d’auteurs issus de l’exégèse scripturaire brahmanique (en sanskrit : Mīmāṃsā) à l’histoire de l’ontologie dans l’Inde du premier millénaire. Ce faisant, on cherche à mieux comprendre ce que signifie « philosopher » pour ces intellectuels voués à l’interprétation, dans une perspective ritualiste, d’un texte jugé comme éternel et infaillible. Le point de départ de l’enquête est l’opposition entre deux conceptions rivales de l’être (sattā), apparues simultanément au tournant des viie et viiie siècles au sein de cette école : l’être compris comme présence, l’être envisagé comme propriété de l’objet d’une connaissance valide. Après avoir brièvement caractérisé ces deux thèses (Section 1), on s’efforce de les situer au croisement de deux problématiques qui concernent le statut du Texte Sacré, à savoir la compréhension du caractère « hors normes » de l’objet du Veda (Section 2) et l’interprétation du phénomène linguistique du commandement (vidhi ou niyoga), central s’agissant d’un texte considéré comme essentiellement normatif (Section 3). L’hypothèse ici défendue est que cette double matrice, herméneutique et linguistique, occasionne l’élaboration controversée d’une « ontologie du commandement » et justifie de ce fait l’irruption des exégètes dans un domaine métaphysique réservé jusqu’alors aux tenant des philosophies « naturelles ».
  • Philosopher en milieu bouddhique

    Eltschinger, Vincent (Association de la revue ThéoRèmesThéoRèmes, 2017-09-28)
    Une généalogie de la philosophie en milieu bouddhique indien révèle que celle-ci, loin de prendre racine dans une réflexion exégétique ou dogmatique, prolonge en le consolidant un souci déjà canonique de démontrer l’inanité des doctrines et des pratiques sotériologiques concurrentes du bouddhisme naissant. En d’autres termes, la philosophie en milieu bouddhique – qu’on ne confondra pas avec la « philosophie bouddhique », si cette expression a seulement un sens – possède, dès son origine, un double caractère doxolytique et apologétique qui s’explique par le pluralisme religieux dans lequel elle s’inscrit. Ce constat n’en contredit nullement la sophistication méthodologique, argumentative et terminologique, qu’elle partage avec la philosophie « occidentale ».
  • L’animal cérémoniel : de la religion à la politique

    Le Du, Michel (Association de la revue ThéoRèmesThéoRèmes, 2015-01-09)
    Les propos de Wittgenstein portant sur la magie et les croyances religieuses ont souvent été perçus à la fois comme suggestifs et comme insatisfaisants. Il est vrai qu’ils se présentent sous la forme de remarques dont les liens réciproques ne sautent pas toujours aux yeux. C’est seulement en les mettant en rapport avec, notamment, ses conceptions en philosophie de la psychologie que l’on peut espérer acquérir de celles-ci une vue synoptique. Le but du présent article est de tendre vers une telle vue et de proposer, plus généralement, une évaluation de la manière dont Wittgenstein aborde les enjeux anthropologiques.
  • L’approche de « l’Autre sacré » par les observateurs étrangers : explorateurs, scientifiques et ethnologues à Madagascar (XVIIe siècle - début XXe siècle)

    Delphine Burguet (2010-07-12)
    Le processus de catégorisation du monde selon un système de vision chrétien a permis de référencer les pratiques observées à Madagascar, celles relevant du domaine du sacré, sous un mode de désignation qui permettait de distinguer le chrétien de l’Autre. Le culte des esprits pratiqué par les populations locales avait été considéré, selon ce processus, comme une manifestation du mal. L’étude de l’évolution de ce système de représentation appartenant à l’observateur montre qu’il a gagné en extension et en péjoration. La disjonction de plus en plus affirmée entre les plantes médicinales et les pratiques dites « superstitieuses » de la part des auteurs occidentaux a produit la généralisation de certaines désignations comme celle de sorcier. Approcher, observer et étudier le domaine du sacré devenaient un travail difficile sur la Grande île selon ce jeu d’altérité cinglant étayé au fil du temps.
  • Inférence bayésienne, simplicité et probabilité a priori du théisme

    Mikaël Mugneret (2010-07-12)
    L’abduction – et l’inférence bayésienne qui en est une version rigoureuse s’appuyant sur la notion de probabilité a priori – est un procédé courant de raisonnement qui consiste en la formation d’une hypothèse pour expliquer un ensemble surprenant de données. Lorsque cette hypothèse ne peut pas se soumettre au contrôle de l’expérience, elle est généralement écartée comme « irréfutable ». Cependant, il arrive que des hypothèses « irréfutables » soient conservées du fait de leur simplicité intrinsèque, par exemple. Le théisme, d’un point de vue scientifique, se présente comme une hypothèse « irréfutable ». Jouit-il d’une simplicité favorable à son maintien dans l’ordre de la connaissance objective ?
  • Les expériences mystiques peuvent-elles appartenir à des processus cognitifs ?

    Yann Schmitt (2010-07-12)
    L’article propose un examen des expériences mystiques à la lumière de l’épistémologie : la question est de savoir si le fait d’avoir une expérience mystique permet de justifier ou de garantir certaines croyances à propos de l’objet censé être expérimenté. Pour cela, il faut définir un concept large d’expérience perceptive, montrer que ces expériences s’intègrent à des processus cognitifs fiables. Mais alors des questions non épistémologiques apparaissent ce qui rend impossible la défense de la valeur cognitive des expériences mystiques à partir d’une seule analyse épistémologique.
  • Givenness and the Orthodox Jew

    Smadar Bustan (2010-07-12)
    Cet article expose la nouveauté de l’approche de Jean-Luc Marion à travers une définition de deux mouvements méthodologiques majeurs, comprenant sa thématisation élargie de la « donation », comme mode le plus fondamental de l’expérience. Néanmoins, ces contributions philosophiques nous posent deux problèmes principaux : celui d’ignorer la possibilité du non-donné, et celui d’ignorer l’impact de notre arrière-plan anthropologique, culturel et religieux lors de notre rencontre avec les phénomènes donnés. Tout au long, c’est à Dieu que nous pensons, se demandant si sa vraie possibilité dans le monde nous est donnée ou plutôt si nous nous la donnons.
  • La mystique a-t-elle une valeur philosophique ? William James et Bertrand Russell

    Frédéric Nef (2010-07-12)
    L’article se propose d’examiner les points de convergence et de divergence entre deux conceptions des rapports entre science, philosophie et mystique, celles de William James et de Bertrand Russell.
  • Éditorial

    Yann Schmitt; Anthony Feneuil (2010-07-12)
  • Théorèmes

    ThéoRèmes est une revue consacrée à la philosophie des sciences des religions
  • Varia

    2010-06-15
  • Croyance, compréhension et incompréhension : Wittgenstein et la religion

    Diamond, Cora (Institut romand de systématique et d’éthique, 2011-12-17)
    Wittgenstein avait, pourrait-on dire, une « sensibilité religieuse ». Dans un essai vaste et perspicace sur Wittgenstein et la religion, Peter Winch a décrit l’attitude de Wittgenstein à l’égard de la vie ainsi que son regard sur sa propre vie d’une façon qui met en lumière leur caractère religieux [Winch 1994, p. 109-110]. Mais il n’est pas aisé de voir clairement quelles furent les opinions de Wittgenstein au sujet de la religion et de la croyance religieuse, opinions qui, de fait, changère...
  • La conversion de l’expérience mystique et philosophie, de Bergson au moment de l’existence

    Frédéric Worms (2010-07-12)
    Frédéric Worms propose un parcours dans la philosophie française contemporaine à partir du problème de la mystique et de ses transformations, depuis la position exemplaire de ce problème chez Bergson jusqu’à ses reprises et modifications chez Vladimir Jankelevitch, Jean Wahl, Jean Nabert ou encore Simone Weil.

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