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dc.contributor.authorBorelle, Céline
dc.date.accessioned2019-10-30T21:22:04Z
dc.date.available2019-10-30T21:22:04Z
dc.date.created2018-09-14 23:26
dc.date.issued2017
dc.identifieroai:cairn.info:POX_117_0201
dc.identifierhttps://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=POX_117_0201
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/20.500.12424/2785902
dc.description.abstractUn grand nombre de travaux sur la psychiatrie partagent un même présupposé méthodologique et théorique : le fait de montrer que la réalité de la maladie mentale – de sa qualification et de son traitement – est aussi sociale, c’est toujours remettre en cause la construction de son objet par la psychiatrie. Et s’intéresser à l’une des dimensions de cette réalité, psychiatrique ou sociale, revient forcément à négliger l’autre. L’établissement d’un tel rapport d’exclusion respective entre le social et le psychiatrique induit une approche « dualiste » : la mission des sciences sociales consiste à opérer une distinction entre ce que la psychiatrie déclare faire – identifier et traiter des problèmes psychiatriques – et ce qu’elle fait effectivement – exercer un contrôle social, normaliser les déviances, moraliser une classe sociale ou encore servir d’instrument de pouvoir sur l’institution scolaire. Dans cet article, on propose de prendre de la distance par rapport à ces approches dualistes en remettant en cause le rapport d’exclusivité entre social et psychiatrique, de même que le rapport de concurrence entre sciences sociales et psychiatrie qu’il induit. Cette remise en cause se fonde sur une approche qui privilégie les tensions internes à l’activité comme point d’entrée dans l’étude de la psychiatrie. On s’attache à décrire un type de tension spécifique : la tension ontologique, c’est-à-dire la manière dont les professionnels répondent, en pratiques et en situation, à la question de l’indétermination ontologique des problèmes auxquels ils sont confrontés. Il s’agit de saisir la tension ontologique entre psychiatrique et social qui est en jeu dans les pratiques de diagnostic et de traitement des comportements et individus problématiques. On entend montrer que la question de l’ontologie du problème, plus précisément le problème ontologique de la frontière entre psychiatrique et social, se pose aux professionnels de la psychiatrie eux-mêmes et que cette question, cadrée par des professions institutionnalisées, engage des enjeux cruciaux de division concrète du travail et de partage de la responsabilité d’une situation.
dc.description.abstractA lot of works on psychiatry share the same methodological and theoretical assumption: showing that the reality of mental illness—of both its definition and treatment—is social always implies challenging the construction of its object through psychiatry. And to focus on one dimension of this reality, psychiatric or social, inevitably leads to the neglect of the other. The establishment of such a relationship of respective exclusion between social and psychiatric causes a “dualist” approach. The mission of social sciences is to distinguish between what psychiatry claims to do—identify and treat mental health problems—and what it actually does—social control, normalizing deviance, moralizing a social class or serving as an instrument of power over the education system. This article aims to distance itself from these dualistic approaches by challenging the exclusive relationship between the social and the psychiatric as well as the competitive relationship between the social sciences and psychiatry that it induces. This challenge is based on an approach that emphasizes the internal tensions in the activity as an entry point in the study of psychiatry. It attempts to describe a specific type of tension: ontological tension. This refers to the way in which professionals respond, in practices and under given circumstances, to the question of the ontological indeterminacy of the problems they face. This article aims at grasping the ontological tension between the psychiatric and the social that is at stake in the practice of diagnosis and treatment of problematic behaviors and individuals. It intends to show that the question of the ontology of the problem, specifically the ontological problem of the border between the psychiatric and the social is faced by professionals of psychiatry themselves and that this issue, framed by institutionalized professions, engages crucial issues of concrete division of labor and sharing responsibility for a situation.
dc.language.isofre
dc.rightsCairn
dc.sourcePolitix, n 117, 1, 2017-06-22, pp.201-222
dc.title« C’est uniquement social ». Sur la production d’un dualisme social/psychiatrique en sciences sociales et dans le travail ordinaire de la psychiatrie
ge.collectioncodeOAIDATA
ge.dataimportlabelOAI metadata object
ge.identifier.legacyglobethics:15497503
ge.identifier.permalinkhttps://www.globethics.net/gel/15497503
ge.lastmodificationdate2018-09-14 23:26
ge.lastmodificationuseradmin@pointsoftware.ch (import)
ge.submissions0
ge.oai.exportid148650
ge.oai.repositoryid367
ge.oai.setnamePolitix
ge.oai.setspecPOX
ge.oai.streamid2
ge.setnameGlobeEthicsLib
ge.setspecglobeethicslib
ge.linkhttps://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=POX_117_0201


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