• Class and Ethnicity in the Struggles for Power – The Failure of Democratisation in the Congo-Brazzaville

      Anne Sundberg (CODESRIA, 1999-01-01)
      En Afrique, les grandes questions à l'ordres due jour sont celles des droits et des libertés, de la guerre, de la violence et de l'insécurité au sein de la société. A partir de mes recherches au Congo. j'aimerais dire que la société est de plus en plus fragmentée et désorganisée. Dans le document, j'ai essayé de montrer que l'ethnicité est utilisée tant par les hommes politiqùes que par les gens pour rivaliser et se disputer le pouvoir;les jeunes sont devenus plus individualistes, se sentant abandonnés et trahis par leurs dirigeants politiques, ainsi il se sont organisés en milices pour s'impliquer dans la lutte pour la distribution des resources. En outre, ces milices et la profilération du banditisme apparaissent comme étant un défi à l'endroit de ceux qui gouvernent. Dans une telle situation de frustration sans perspectives heureuses, les populations se retrouvent dans une insécurité totale. L'imaginaire. avec ses propres modes d'interprétation ou de mobilisation culturelee/ethnique, semble être le seul moyen de lecture de la réalité. La lecture de la réalité selon l'ordre symbolique s'appuie sur le pouvoir des hommes politiques et leur capacité de se servir de la dynamique de l'imaginaire à leurs fins propres Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 1 & 2, 1-30
    • Democratic Transition and Political Violence in Nigeria

      Ebenezer Obadare (CODESRIA, 1999-01-01)
      Des temps coloniaux à nos jours, l'activité politique a toujours été accompagnée d'un certain niveau de violence au Nigeria. Les deux tentatives d'instauration de la démocratie civile durant la première et seconde républiques se sont soldées par un échec en raison de l'anarchie sociale. Une fois de plus, le pays est en plein à une convulsion sociale, en témoigne une avalanche d'attentats à la bombe et d'assassinats dans tout le pays. Le présent article soutient que la violence politique actuels au Nigeria est le résultat due processus de transition politique raté. `et en l'occurrence, l'interruption brutale due processus de transition qui était supposé introduire la Troisième République. Par ailleurs, l'article affirme que la violence, dans sa nature, est totalement différente de la violence politique que connaissait le Nigeria avant, constituant ainsi une génération nouvelle due phénomène. La conclusion qu'il est possible de tirer provisoirement est que la violence politique peur avoir un impact négatif sur le dernier programme de transition due Nigeria, entante donné surtout le penchant bien connu des militaires à use du prétexte d'instabilité pour perpétuer leur règne. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 1 & 2, 199-220
    • L'hégémonie ethnique cyclique au nord Cameroun

      Antoine Socpa (CODESRIA, 1999-01-01)
      In North Cameroon, the oppositions between the main ethnic groups seem to follow different trajectories. For instance, the conflicts pitting the Arab Choa and Kotoko stem mainly from the 'autochtonous'/'allochtonous' divide, while those between Fulani and 'Kirdi' are based on a religious cleavage. Islam versus Paganism and Christianity. Beyond such primary semblances, the ethnic disparities in the access to or control over resources seem to be the common denominator to all conflict episodes, whether historic or recent, whether psychologically experienced or manifested in the form of violent confrontations. With data from the literature and from some rough observations of the political developments in North Cameroon, an attempt is made to analyse the economic, political and religious bases of ethnic conflicts in North Cameroon, as well as to show how, according to the different trajectories, the Arab Choa and Kotoko divide, the Fulani and Kirdi one, are constructed and used by socio-political and religious actors, resulting in a quasi-cyclical shift of power from one ethnic group to another. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 1 & 2, 57-82
    • Social Rationality and Class Analysis of National Conflict in Nigeria: A Historiographical Critique

      Ehimika A Ifidon (CODESRIA, 1999-01-01)
      Depuis son ascension à l'indépendance en 1960, voire avant, le Nigeria a connu plusieurs épisodes de conflits nationaux. L'analyse des classes sociales sur la base d'une critique du modèle de conflit ethnique prédominant, s'attache à démontrer que le Nigeria est capitaliste, et que le conflit national, est donc un conflit de classes. Le présent essai constientque une critique de modèle de conflit classes appliqué au contexte Nigérian. L'essai soutient que l'analyse de classes, non-structurelle, a été une appropriation due modèle de pluralisme culturel. En définitive, la question n'est pas une question théorique de savoir si tous les conflits dans une société capitaliste sont des conflits de classes ou pas, mais une question historique de savoir si les conflits nationaux au Nigeria ont des conflits de classes. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 1 & 2, 145-164
    • Economic Reform, Political Liberalization and Economic Ethnic Conflict in Kenya

      Oanda Ogachi (CODESRIA, 1999-01-01)
      Le spectre de l'ethnicité et de conflits ethniques inquiète, une fois de plus, le milieu académique des sciences sociales. Les théories autrefois avancées pour expliquer l'ethnicité et ses manifestations en Afrique, souvent fondées sur les analyses primordiales et modernistes, n'ont pas réussi à fournir des explications satisfaisantes sur les causes et la nature des conflits ethniques dans le cadres d'un vaste consensus intellectuel. Cependant, on semble convenir que l'Afrique connaît actuellement une nouvelle vague de manifestations ethniques et de conflits de même nature, au moment où la plupart des pays du continent se sont lancés dans des programmes de libéralisation politique et de réforme économique. Il est probable que les causes des conflits actuels se trouvent moins dans l'histoire que dans l'enchevêtrement complexe de la marginalisation sociale, de l'économie et de la politique. Une telle situation nécessite un renouvellement de la pensée théorique en vue d'élucider la manière dont les mutations socio-économiques ont précipité la création de foyers et de situations de conflit. Le présent article analyse le cas de conflits ethniques au Kenya en période de réforme économique et de libéralisation politique. Il montre la manière dont les forces de l'ethnicité, la politique et les classes, sont en train d'être manipulées pour provoquer des conflits ethniques. Il s'agit d'une contribution à une nouvelle orientation théorique sur les conflits et à la compréhension de la dynamique politique des sociétés qui sont traversées par des mutations structurelles. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 1 & 2, 83-108
    • Citizenship, Alienation and Conflict in Nigeria

      Willian OO Idowu (CODESRIA, 1999-01-01)
      Le présent article se propose d'examiner le lien complexe entre les problèmes de citoyenneté, d'aliénation et de conflit au Nigeria. Il commence par une analyse due concept de conflit et de certains termes connexes de violence et de crise. A partir de cette analyse, le document procède à l'identification et à l'examen critique de certains points de vue advancés par les chercheurs sur les causes profondes des conflits au Nigeria, comme l'existence d'enjeux politiques et de conflits de classes, le problème de l'Etat et due paradigme résistant de l'ethnicité. L'article affirme que les hypothèses et présuppositions centrales de ces points de vue ne sufficent pas à expliquer le problème des conflits au Nigeria. L'article conclut que le problème de conflits au Nigeria est intimement lié à l'absence de citoyenneté authentique et véritable dans les interactions et atitudes politiques. Il décrit la vie politique au Nigeria qu'il assimile à l'état conjoncturel de la nature où il n'existe aucune idàe de citoyenneté véritable. Etant donné la manière particulière dont est contruit le modèle de citoyenneté nigerianne, c'est-à-dire, un modèle d'exclusion et non d'inclusion, il décrit l'existence d'une relation inter groupes dans laquelle la citoyenneté se définit au niveau sous-étatique. Les enjeux politiques, dans ces conditions, deviennent des enjeux d'antagonisme et de querre, car ils participent de l'aliénation et de l'exclusion de certains groupes du pouvoir et de ses fruits, et de la domination par des groupes ethniques qui ont réussi à reléguer d'autres groupes à un status marginal. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 1 & 2, 31-56
    • Policing for Democracy? The Case of the Public Order Police Unit in Durban

      Monique Marks (CODESRIA, 1999-01-01)
      Cet article analyse les rapports entre le maintien de l'ordre et la démocratie. L'article soutien que c'est un domaine de recherche sous exploité dans son contexte africain et avance quelques unes des raisons possibles qui expliquent ce fait. Pour l'auteur les tentatives de démocratisation sont extrêmement difficiles en l'absence d'une bonne réglementation sociale et part le fait que les sociétés sont marquées par de fortes conflits internes. Le maintien de l'ordre par l'État est fondamentale pour les tentatives de réglementation et la résolution des conflits. Comme le montre le cas sud africain, la démocratisation de l'État doit être accompagnée de la démocratisation de la police d'État. Toutefois, pendant que beaucoup associent une telle démocratisation à un maintien de l'ordre moins , ou ce que certains ont appelé maintien de l'ordre , il serait plus approprié de s'investir dans des approches plus profondes des politiques de maintien de la paix. Comme le montre l'article en se référent au cas sud africain encore, le recours aux forces paramilitaires peut être une solution pour asseoir l'autorité de l'État, et en créant un équilibre entre la sécurité collective et la liberté individuelle. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 1 & 2, 221-272
    • The Political Economy of Ethnic Conflicts and Governance in Southern Kaduna, Nigeria: [De]Constructing a Contested Terrain

      Toure Kazah-Toure (CODESRIA, 1999-01-01)
      Les conflits ethniques dans le Nigeria due 20e siècle peuvent être considérés comme une lutte, à la fois violente et subtile de reconfiguration due paysage politique due pays. Une lacune constatée dans la plupart des analyses existantes, l'absence d'une compréhension des conflits ethnique en tant que produits de phénomènes et contradictions sociaux plus complexes, et donc, en tant que manifestations de crises plus profondes. Il demeure le facteur d'inclusion et d'exclusion: ceux qui se croient appartenir à des groupes ethniques dominés, se mobilisent pour faire face à ceux-là qu'ils croient les dominer. Au coeur du débat et des enjeux politiques, c'est la questions de la réorganisation des relations inter-éthniques et du partage due pouvoir. Lié à celle, la réalité selon laquelle la gouvernance, de par sa nature et ses fonctions, a été un facteur majeur dans la génération de conflits ethniques autour de l'équité sociale, des droits de citoyenneté, la paix, la démocratie, et la survie de l'Etat nigérian. Le présent article, se contre sur une petite localité certes, mais son but est d'éclairer la grande scène nationale - et peut-être même au-delà. A mois qu'il y ait un élargissement démocratique du pouvoir, une garantie des droits ethniques et collectifs, une société civile et une gouvernance démocratiques, ainsi qu'une répartition équitable des ressources les conflits éthniques ne sauraient être réduits au minimum. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 1 & 2, 109-144
    • Urban Violence in Kenya's Transition to Pluralist Politics, 1982-1992

      Godwin Godwin Rapando Murunga (CODESRIA, 1999-01-01)
      Dans plusieurs parties de l'Afrique on note une escalade de la violence urbaine. Les études théoriques à ce sujet n'abordent principalement que les manifestations de violence dans les quartiers pauvres, et la criminalité urbaine avec ses actes de violence. Il y a un besoin urgent de focaliser l'attention sur les causes historiques de la violence urbaine en rapport avec la gestion des affaires publiques. Ce document examine les causes et la manifestation de la violence urbaine dans le cadre de la transition vers une politique pluraliste au Kenya entre 1982 et 1992. La violence survient entre deux réalités liées: l'évolution de la nature de l'État et les dures réalités économiques nées de la mauvaise gestion économique interne et des conditions économiques externes liées aux Programme d'ajustement structurel. Ce processus a entraîné une répression qui a provoqué un mécontentement au sein des masses urbaines. Selon toute vraisemblance, la détérioration de la situation économique des citadins a jeté de l'huile sur le feu. Au cours de cette période, les manifestations d'une violence urbaine se lisaient déjà dans la demande accrue de pluralisme politique au Kenya. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 1 & 2, 165-198
    • Enjeux économiques, conflits africaines et relations Internationales

      Mamadou Koulibaly (CODESRIA, 1999-03-01)
      Dealing with conflicts in Africa as problematic, this paper outlines four characteristics of conflicts in Africa: 1) that all African conflicts have economic stakes that are more or less obvious; 2) that all African conflicts are influenced by international and domestic geopolitics; 3)that African conflicts can be explained by political, economic and socio-cultural variables; and finally, that African conflicts are brought about by ill-organised , non free and fair elections. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 3 & 4, 19-46
    • Resources, Population and Conflicts: Two Africa Case Studies

      Cyril I Obi (CODESRIA, 1999-03-01)
      This article critically analyses the complex linkages between population, resource insecurity and conflict. It argues that rapid population growth beyond the limits of the `carrying capacity' of the eco-system and resource scarcities cannot alone be the cause of conflict. Rather, issues of distribution of resources, power, and the linkage between the modes of production and the contradictions embedded in social relations are the fundamental causes of the conflict. Using two cases: that of the conflict of the Ogoni and Shell, and the ecological dimensions of the Sudanese civil war, it is shown that the state in Africa is not just another mediator of conflict, but is an actor in the conflict, repressing its own citizens, alienating them, and blocking their access to resources, at the behest of global capitalist interests and those of local elites. Thus, conflicts over the control of resources – power – tend to be defined by access to the means of violence, state power, and the survival of the people. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 3 & 4, 47-70
    • Ethnicity, Governance and Prevention of Conflict: State of the Issue and Research Perspectives

      Eric Masinde Aseka (CODESRIA, 1999-03-01)
      The paper presents the issues of ethnicity, governance, and prevention of conflicts in terms of their political management through the proper exercise of power. Conflict cannot be prevented. It can only be managed. The crucial determining factor is ethnic, gender and class relations in power. The paper traces notion of power in the works of various philosophers and outlines the significance of perceiving the impact of paradigmatic shifts on political discourse. These shifts are perceived as intellectual itineraries from structural-functionalism to the contemporary North America Critical Theory and postmodernist theory. The problematic of ethnicity is posed within debates emanating from the ensuing perspectival contests and paradigmatic struggles. The moral economy, rational choice, and subaltern approaches are also interrogated and critiqued. The paper contends that when the structures and procedures of democratic governance are undermined, political legitimacy also gets compromised. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 3 & 4, 71-102
    • Civil-Military Relations in the Transition to Democracy: The Case of Mozambique

      Joao Bernado Honwana (CODESRIA, 1999-03-01)
      In the last few years Southern Africa has been forced to grapple with and redefine security priorities in a complex post-war period. Issues like demilitarisation, resettlement and restructuring of the armed forces in a way that contained erstwhile warring groups have become more strident than ever in the region. The paper focuses on the restructuring of the Mozambican armed services, which is taking place in the context of profound political transformation both at the domestic and regional levels. Its argument evolves around two main considerations: 1) that emerging democracies in Africa should espouse a concept of national security that adequately responds to the concerns of the citizens as much as those of the state, domestically, and promotes a common approach regionally; and 2) that in this context, the armed services should be oriented in such a way that, they do not threaten the new democratic political order but contribute positively to the consolidation of peace and national reconciliation, Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 3 & 4, 135-176
    • Vers une économique politique des conflits au ras du sol

      Jean-Marc Ela (CODESRIA, 1999-03-01)
      To what extent is conflict central to the day-to-day life in Africa, where millions of men and women are confronted with the crises of the state and the economy as a result of adjustment and globalization processes underway? The paper highlights that the dynamics of violence are deeply rooted in the day-to-day life and sheds light on the crises undermining the very foundations of African societies. It argues that such an understanding forces us to recognise the `disenchantment' process unfolding in contemporary Africa, revisit the logics of frustration and exclusion affecting weakened communities (populations) and to grasp the origins of the conflicts in Africa today. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 3 & 4, 103-134
    • Guerriers et marchands: éléments pour une économic Politique des conflits en Afrique

      Hakim Ben Hammouda (CODESRIA, 1999-03-01)
      This article focuses on the study of the new forms of conflict in Africa and their determinants – the new intra-state conflicts which have replaced the Cold War induced conflicts. The new conflict situations in some countries have become a means for dominance of politics of closure, a closure of spaces and a hindrance to political transition processes and mechanisms. Africa Development 1999, Vol. XXIV, Nos 3 & 4, 1-18
    • Les contre-performances de l'agro-industrie ivoirienne :un essai de justification par l'approche structuraliste du paradigme structure-comportement-performance (SCP)

      René N'Guettia Kouassi (CODESRIA, 2000-01-01)
      This study analyses the performance of the agriculture-based industry in Côte d'Ivoire through the framework of its market structure. Though it underlines the importance of the modern approach to such a problem, it confines itself to the theoretical framework of the traditional approach to industrial organization. The analyses show that the economic efficiency of the agriculture-based industry is a paradoxical situation due to protectionism and lack of diversity. It argues that the advantages accruing from the structure of the industry have not been sufficient enough to impact on the food economy of the country. The reasons for this inadequacy are twofold: The sectors of the industry with relative performance are controlled by private interests and are particularly dominant in sectors not well connected to the local agriculture. Secondly, the influence of the state in sectors controlled by national interests impedes their performance because it allows some practices (wastage, embezzlement of public funds, etc.) which are opposed to the virtues of the rational management of the economy which would in turn, find its roots in community constraints in Africa. Resume Cette étude tente de justifier les résultats de l'agro-industrie ivoirienne à travers le moule de la structure de son marché. Tout en soulignant l'intérêt de l'approche moderne d'une telle problématique, elle se situe dans le cadre théorique de l'approche traditionnelle de l'organisation industrielle. Elle montre que l'agro-industrie ivoirienne connaît une situation paradoxale quant à l'efficience économique due à la protection et à la concentration. En d'autres termes, elle indique que les profits nés de telles structures n'ont pas eu d'effet d'entraînement suffisant sur l'économie agroalimentaire de ce pays. Elle en fournit alors une double justification. D'une part, les branches agro-industrielles qui ont connu une relative performance relèvent du contrôle des intérêts privés, particulièrement dominants dans l'import substitution qui est très peu connectée à l'agriculture locale. D'autre part, l'insuccès des branches contrôlées par les intérêts nationaux se fonde sur le poids de l'Etat dans ces dernières ; ce qui est source d'une certaine pratique (gabegie, détournements de deniers publics…), opposée aux vertus de la gestion rationnelle d'une économie, qui trouverait à son tour, ses fondements dans les contraintes communautaires en Afrique. (Africa Development: 2000 25(1&2): 49-74)
    • Empowering Agricultural Labour in Ethiopia: The Challenges to Training and Development

      Kassa Belay (CODESRIA, 2000-01-01)
      This paper reviews the historical development of agricultural education and training in Ethiopian institutions of higher learning. The review reveals that high level training in agriculture, which began in the early 1950s, has grown over the years. Today, the country has seven institutions of higher learning which train students in agriculture and related fields. The study shows that a host of factors, however, have put a stranglehold on the training process and the professional competence of agricultural graduates. Moreover, the results shed new light on the widening gap between the country's existing limited capacity to train agricultural labour and the ever increasing demand for highly skilled graduates in the sector. The study also reveals that the scarcity of highly qualified agricultural professionals, those with Bachelor's degree and above, has been accentuated and intensified through time. Résumé Le présent article analyse l'évolution historique de l'éducation et de la formation dans le domaine de l'agriculture au niveau de l'enseignement supérieur en Éthiopie. L'étude révèle que la formation au niveau supérieur de la main-d'œuvre agricole a commencé au début des années 50 et qu'à présent, le pays compte sept institutions d'enseignement supérieur pour la formation des étudiants dans l'agriculture et dans d'autres domaines connexes. L'étude montre qu'une multitude de facteurs s'érigent en obstacles au processus de formation et inhibent la compétence professionnelle des étudiants agronomes. Qui plus est, les résultats mettent en exergue le fossé qui s'élargit entre la capacité limitée actuelle du pays à former la main-d'œuvre agricole dans le secteur et la demande sans cesse croissante de plus de diplômés dans ce secteur. Par ailleurs, l'étude révèle qu'au fil du temps on assiste à l'accentuation et à l'intensification de la pénurie de professionnels agricoles hautement qualifiés, ceux-là qui ont obtenu leur Licence et autres diplômes supérieurs. (Africa Development: 2000 25(1&2): 161-190)
    • La libéralisation financière internationale et la crise du développement est-asiatique

      Jomo Kwame Sundaram (CODESRIA, 2000-01-01)
      This article critically explores the roots of the financial crisis of 1997 that tormented the East-Asian region and devalued the currencies and economic power of the second generation newly industrialised countries. It argues that despite the existence of such crisis in the same region in the past, the appropriate response to current problem lies elsewhere. Given that the market, which has become more and more self governing, lacks memory and the capacity to be naturally immuned, the onus is on the actors to elaborate policies to establish the necessary institutions and reconsider and restructure the institutional mechanisms for the management of public affairs. Resume Le présent article explore les causes profondes de la crise financière de 1997 qui a frappé le monde est-asiatique et dévalué les monnaies et le pouvoir économique des nouveaux pays industriels de la seconde génération. Il affirme que nonobstant l'existence, autrefois, d'une telle crise dans la même région, la réponse appropriée au problème actuel se trouve ailleurs. D'autre part, comme le marché, qui est de plus en plus livré à lui-même, n'a ni la mémoire ni la capacité d'acquérir une immunité naturelle, il revient donc aux responsables d'élaboration des politiques d'établir les institutions nécessaires de la gestion des affaires publiques. (Africa Development: 2000 25(1&2): 1-48)
    • Education for Democracy and Human Rights in African Schools: The Kenyan Experience

      Daniel N. Sifuna (CODESRIA, 2000-01-01)
      The increasing clamour for democracy and good governance in Africa risked being futile if a politically literate citizenry remains insignificant and is not proactively dominant in the workings of the state. A democratic culture anchored on the respect and protection of human rights need to be imbibed in wider cross sections of the citizenry. Among the structures in the society that can be used to achieve this objective, the educational systems can be effective in inculcating and fostering a culture of awareness of rights and responsibilities among the populace. But the organizational mode of current formal education systems in Africa, basically Western and trapped in its colonial historic origins in particular, have been lacking in promoting tolerance and democratic values. Rather, the itarian school structures have encouraged unquestioning acquiescence to ity. This paper argues that African educators should use the school curriculum to promote democracy and human rights. It stresses changes in the systems and the need to align efforts with a view to ensuring that democratic values would pervade the entire society beginning with organizations and institutions at the grassroots level. Résumé Plus de démocratie et de gouvernance réclamée à grands cris en Afrique risquent d'être vaines si une citoyenneté politiquement avertie reste insignifiante et notoirement passive dans le fonctionnement de l'État. Des citoyens de tous bords ont besoin de se pénétrer d'une culture démocratique profondément ancrée dans le respect et la défense des droits de la personne humaine. Au nombre des structures dans la société pouvant permettre la réalisation de cet objectif, il y a les systèmes éducatifs, efficaces dans l'inculcation et la promotion d'une culture de prise de connaissance des droits et obligations au niveau du peuple. Cependant, le mode d'organisation des systèmes éducatifs qui existent actuellement en Afrique, foncièrement occidentaux et pris au piège de leurs origines historiques coloniales en particulier, a failli dans sa mission de promotion de la tolérance et des valeurs démocratiques. Pire, les structures scolaires autoritaires ont encouragé une soumission à l'autorité. Le présent article défend l'idée selon laquelle les éducateurs africains se doivent de mettre à contribution les programmes scolaires pour la promotion de la démocratie et des droits de la personne humaine. Il s'attarde sur les mutations au niveau des systèmes et sur la nécessité de déployer des efforts pour la pénétration des valeurs démocratiques dans l'ensemble de la société, à commencer par les organisations et institutions de base. (Africa Development: 2000 25(1&2): 213-239)
    • We Decide, They Decide For Us: Popular Participation as an Issue in Two Nigerian Women's Development Programmes

      Emma T. Lucas (CODESRIA, 2000-01-01)
      Participation at all levels of organizing, programme development, and implementation is critical if development programmes are to meet a minimum level of success. An examination of the organizational decision-making structure of two Nigerian women's development organizations, Better Life for Rural Women (BLP), a government-sponsored programme, and Country Women's Association of Nigeria (COWAN), a non-governmental programme, reveals fundamental differences in the level of participation of rural women who were the intended beneficiaries. The mission of each focused on the improvement of rural women's lives; however, the success of the non-governmental organization far outweighed the government-sponsored one because of its basic belief in popular participation. BLP was more likely to encourage bureaucratic and individual politically motivated manoeuvres that only delayed and sometimes subverted altogether services that were specifically designed for rural women. COWAN was less likely to experience these barriers, and therefore more readily responded to and engaged rural women as full participants in development projects that focused on improving their lives. Because of political instability, government projects focusing on women are limited. However, their need for development programmes that directly address their concerns is as great as ever. Résumé La participation à tous les niveaux d'organisation, d'élaboration et de mise en œuvre de programme est fondamentale si l'on veut assurer aux programmes de développement un minimum de réussite. Un examen de la structure de prise de décisions de deux organisations féminines de développement du Nigeria-Better Life for Rural Women (BLP, un programme soutenu par le gouvernement, et Country Women's Association of Nigeria (COWAN), un programme non-gouvernemental, révèle des différences fondamentales au niveau de la participation des femmes rurales qui sont censées en être les bénéficiaires. La mission de l'un comme de l'autre était axée sur l'amélioration des conditions de vie des femmes en milieu rural ; cependant, la réussite de l'organisation non-gouvernementale a dépassé de loin celle de l'organisation appuyée par l'Etat, en raison de sa croyance profonde en la participation populaire. Si BLP était plus encline à encourager les manœuvres bureaucratiques et individuelles à motivation politique qui ne faisaient que retarder et parfois détourner simplement les services qui étaient spécialement conçus pour les femmes rurales, COWAN, elle, n'était pas exposée à ces goulots d'étranglement, et était donc plus attentive aux femmes qu'elle impliquait pleinement dans les projets de développement qui s'intéressent à l'amélioration de leurs conditions d'existence. En raison de l'instabilité politique, les projets féminins appuyés par le gouvernement sont peu nombreux. Cependant, leur besoin de programmes de développement qui prennent en charge leurs préoccupations, est toujours aussi grand. (Africa Development: 2000 25(1&2): 75-98)