Piguet, Frédéric-Paul2019-09-252019-09-252014-10-162014-10-12http://hdl.handle.net/20.500.12424/212487Version du 12 octobre 2014Cet article résume une synthèse transdisciplinaire montrant que la légitimation, par la justice distributive, de niveaux d’émission élevés fait mentir la limitation des émissions sur le plan épistémologique, politique, moral et juridique. La justice distributive alloue, dès lors qu’elle s’incarne dans la réalité, des droits ou des permis d’émission susceptibles d’engendrer des dommages inacceptables. Ce faisant, les écoles de justice distributive considèrent implicitement la Biosphère comme le ‘butin’ que l’on se partage plutôt que comme le support de vie commun. Sortir les négociations climatiques de l’impasse impliquerait de recourir au principe d’interdiction de nuire à autrui par négligence et de parler de tolérances transitoires d’émission, soulignant ainsi le peu de légitimité de ces émissions. Mots-clés: justice climatique, préjudice, bien commun, biosphère, droits d'émission, permis d'émission, tolérances transitoires d'émission, justice distributive, justice corrective, interdiction de nuire à autrui par négligence, synthèse holistiquefreFrédéric Paul Piguet, 2014 (www.institutbiosphere.ch)justice, distributiveclimate ethicsintergenerational justiceaccountabilitycommon gooddistributive justiceEnvironmental ethicsEthics of global commonsJustice climatique et interdiction de nuire : les droits et permis d'émission en questionPreprint